Les alternatives européennes à AWS et Azure en 2026 : 24 fournisseurs passés au crible

La plupart des comparatifs de clouds européens s'arrêtent au prix d'une machine virtuelle. Celui-ci chiffre les deux mêmes charges de travail chez 24 fournisseurs de cloud dont le siège est en Europe, ainsi que chez AWS et Azure à Francfort, puis regarde ce que le prix ne dit pas : ce qu'est physiquement une zone, où se trouve l'instance de secours de la base de données, qui contrôle l'entreprise, ce que le SLA rembourse réellement et combien de temps un nouveau compte attend avant de pouvoir construire quoi que ce soit.
Il s'adresse aux développeurs, tech leads, fondateurs et product managers qui doivent choisir où construire, ou décider s'il faut quitter AWS ou Azure. Tout a été vérifié les 15 et 16 octobre 2026, et chaque fournisseur a son propre article dans cette série, avec le détail qui sous-tend le résumé présenté ici.
La méthode, en une phrase : chaque fait provient de la documentation du fournisseur, de ses conditions juridiques, de ses données tarifaires et de sa page de statut, de documents déposés et de registres publics, ou de témoignages d'utilisateurs, et chacun a été vérifié à sa source. Ce que nous n'avons pas fait : nous n'avons ni ouvert de comptes ni fait tourner de charges de travail. Rien ici ne mesure les performances, et là où les documents d'un fournisseur et son comportement peuvent diverger, nous ne pouvons rapporter que les documents et ce que ses utilisateurs ont écrit.
La réponse en bref
Vous voulez des services managés proches de ce que propose AWS. Commencez par Scaleway : Kubernetes managé avec plan de contrôle gratuit, PostgreSQL, fonctions et conteneurs serverless, files de messages et KMS, dans une région parisienne à trois zones situées dans des bâtiments distincts. IONOS et UpCloud sont les fournisseurs les moins chers qui vendent chaque élément de notre charge de production. IONOS coûte 436,79 € par mois, support téléphonique 24/7 inclus, ou 524,39 € si un cœur de base de données compte pour un thread et non pour deux ; sa page de tarifs indiquait autrefois deux et ne le dit plus. UpCloud coûte 520,33 €. STACKIT promet au moins trois zones physiquement séparées par région et fixe ses niveaux de service dans un certificat juridique par service, mais seules les entreprises d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse peuvent ouvrir un compte en libre-service. T Cloud Public (Open Telekom Cloud jusqu'en janvier 2026) a un catalogue taillé comme celui d'un hyperscaler et une instance de secours synchrone pour la base de données, que vous pouvez placer dans une autre zone, à un prix supérieur à celui d'AWS.
Vous exploitez votre propre stack et voulez du calcul bon marché. Hetzner inclut au moins 20 To de trafic sortant par serveur cloud dans l'UE et vend des serveurs dédiés dans les mêmes parcs de centres de données, mais il n'a ni base de données managée, ni Kubernetes managé, ni zones ; il a fortement augmenté ses prix en 2026 et, depuis le 26 juin, restreint la création de serveurs cloud pour les nouveaux clients et pour certains clients existants, tirés au sort. Cyso Cloud monte notre charge de production, moins la base de données managée qu'il ne propose qu'en bêta fermée, pour 254,40 € dans une région de Francfort à trois zones. Infomaniak ne facture rien pour le trafic des instances et garde les données en Suisse. OVHcloud inclut le trafic sortant dans toutes ses régions européennes. Leaseweb vend du bare metal en volume à côté de son cloud.
Vous avez besoin de GPU. Nebius permet à un nouveau compte de faire tourner jusqu'à 32 H100 en Finlande après un débit de 25 USD sur carte, mais il a augmenté ses prix GPU deux fois en 2026. UpCloud affiche le H100 en libre-service le moins cher que nous ayons trouvé, à 1,79 € de l'heure à Helsinki, avec de nouveaux prix annoncés à partir du 20 octobre 2026 ; le nombre de GPU qu'un compte peut utiliser dépend de son historique chez UpCloud. Gcore (2,73 €) et OVHcloud (2,80 €, même si un palier de quota payant peut être nécessaire au préalable) vendent aussi des H100 sans passer par un commercial. Pour Blackwell, Evroc facture 8,00 € par heure GPU de B200 à Stockholm, environ la moitié du prix d'AWS à Stockholm, mais chaque compte démarre avec un quota GPU de zéro.
Vous vendez au secteur public ou à un secteur réglementé. OVHcloud détient trois qualifications SecNumCloud inscrites sur la liste de l'ANSSI. STACKIT, Scaleway et un groupement réunissant Post Telecom, OVHcloud et Clever Cloud ont été classés SEAL-3 dans l'appel d'offres de la Commission européenne pour un cloud souverain. Pour le BSI C5, Hetzner dispose d'une attestation Type 2 assortie d'une opinion sans réserve de l'auditeur, et STACKIT, Exoscale et T Cloud Public fournissent la leur sur demande ou sous NDA. Le rapport Type 2 complet que publie plusserver comporte une opinion avec réserve : deux contrôles C5, et un troisième signalé dans le même document, n'étaient pas efficaces en 2025. En Suède, Elastx est détenu à 53 % par l'investisseur suédois Sobro, garde les données en Suède, se dit couvert par la loi suédoise sur NIS2 et propose des accords de protection de la sécurité.
Vous voulez une plateforme, pas des serveurs. Clever Cloud propose des déploiements à la Heroku sur ses propres serveurs à Paris, sous contrat de droit français, mais sans basculement de base de données en libre-service. Northflank réunit services, bases de données, environnements de prévisualisation et GPU sur une seule facture à la seconde, mais son cloud managé est Google Cloud, et trois sociétés de capital-risque (Bain Capital Ventures, Vertex Ventures US et Kindred) détiennent la majorité de ses actions. Upsun fait tourner six de ses sept régions européennes sur AWS, Google Cloud ou Azure. Koyeb, désormais intégré à Mistral AI, déploie des conteneurs rapidement mais ne vend ses GPU de classe H100 qu'en Amérique du Nord.
Ce que ça coûte, à périmètre égal
Notre charge de production (charge de travail B) se compose de trois VM, de stockage bloc, d'un load balancer, d'un PostgreSQL hautement disponible, de stockage objet, d'un plan de contrôle Kubernetes et de 2 To de trafic sortant. Sur les 26 clouds de ce comparatif, seuls neuf en vendent chaque élément, AWS et Azure compris. Voici leurs totaux, en prix catalogue en euros par mois, hors TVA, vérifiés les 15 et 16 octobre 2026.
| Fournisseur | Charge B | Par rapport à AWS | Région chiffrée | Zones sur place | Instance de secours de la base |
|---|---|---|---|---|---|
| IONOS Cloud | 436,79 à 524,39 | 40 % à 48 % | Francfort | 3, non documentées comme bâtiments distincts | emplacement non précisé ; asynchrone par défaut |
| UpCloud | 520,33 | 48 % | Francfort | 1 | autre hôte, même zone |
| Scaleway | 582,07 | 54 % | Paris | 3 bâtiments | même centre de données, autre baie ; synchrone |
| STACKIT | 908,10 | 84 % | eu01 (Allemagne) | 3, physiquement séparées ; peuvent partager un bâtiment | non documenté |
| Exoscale | 908,88 | 84 % | Francfort | 1 | même installation |
| AWS | 1 082,61 | 100 % | Francfort | 3 bâtiments | autre zone ; synchrone |
| Azure | 1 091,88 | 101 % | Francfort | 3 bâtiments | autre zone ; synchrone |
| T Cloud Public | 1 325,86 | 122 % | eu-de (Magdebourg, Biere) | 3, sur deux sites distants de 18 km | autre zone si vous la choisissez ; synchrone |
| Elastx | 1 850,13 | 171 % | Stockholm | 3 bâtiments | autre zone lorsque c'est possible |
Les totaux les plus bas et les zones les plus solides ne coïncident pas. IONOS et UpCloud, les deux moins chers, n'ont à Francfort aucune zone documentée comme bâtiment distinct. Scaleway est le moins cher avec trois zones dans des bâtiments distincts, mais l'instance de secours de sa base de données reste dans le même centre de données. Parmi les fournisseurs européens de ce tableau, deux seulement documentent une instance de secours dans une autre zone, T Cloud Public (si vous la choisissez) et Elastx (lorsque c'est possible), et tous deux coûtent plus cher qu'AWS. Avec des vCPU dédiés plutôt que partagés, IONOS passe à 603,23 € (en comptant deux threads par cœur de base de données) et Scaleway à 676,78 €. Les charges de travail et les règles qui ont servi à les chiffrer sont décrites plus bas.
Les chiffres plus bas que vous verrez ailleurs omettent généralement la base de données ou le plan de contrôle Kubernetes. Les 241,11 € de Hetzner pour la charge B n'incluent ni l'un ni l'autre, parce que Hetzner ne vend ni l'un ni l'autre : c'est votre équipe qui les exploite. Les 132,10 € d'Infomaniak n'incluent pas PostgreSQL : son PostgreSQL managé est marqué « Bientôt disponible », et un billet d'avril 2025 annonçait déjà que d'autres bases de données managées arrivaient « prochainement ». Le PostgreSQL de Cyso Cloud est une bêta fermée sans prix public. Les 267,91 € d'Aruba Cloud chiffrent MySQL à la place de PostgreSQL et n'incluent aucun load balancer pour les VM sur sa nouvelle plateforme. Les 384,60 € de Gcore incluent un PostgreSQL en bêta gratuite. La base de données n'est pas une ligne secondaire : chez Exoscale, le PostgreSQL hautement disponible représente 384,20 € sur 908,88 €.
Comment nous avons chiffré
Charge de travail A, une configuration de départ : une VM avec 2 vCPU et 4 Go de RAM, au moins 40 Go de disque, une adresse IPv4 publique, 1 To de trafic sortant vers Internet par mois et 100 Go de stockage objet.
Charge de travail B, un petit système de production : trois VM de 4 vCPU et 16 Go, chacune avec une adresse IPv4 publique ; 300 Go de stockage bloc SSD ; un load balancer managé ; un PostgreSQL managé avec 2 vCPU, 8 Go et 100 Go de stockage, primaire plus instance de secours ; 1 To de stockage objet plus 1 million de requêtes PUT et 10 millions de requêtes GET ; un plan de contrôle Kubernetes managé (la version hautement disponible quand elle existe, plan de contrôle seul) ; 2 To de trafic sortant vers Internet par mois.
Prix catalogue à la demande, sans engagement ni remise, 730 heures par mois, hors TVA, dans la région du fournisseur la plus proche de Francfort (indiquée dans les tableaux). Faute de taille exacte, la taille immédiatement supérieure. Quand un élément n'est pas vendu, il est exclu du total et nommé plutôt que remplacé par une estimation ; quand un fournisseur vend un substitut proche (MySQL pour PostgreSQL), nous l'avons chiffré en le signalant. Les plateformes pour développeurs sont chiffrées sur leur équivalent le plus proche. AWS est chiffré sur m7i.xlarge et Azure sur D4s_v5 ; avec des instances burstable, la charge B tombe à 985,89 € chez AWS et à 1 017,63 € chez Azure. Les prix en USD, CHF et SEK sont convertis aux taux de référence de la BCE du 15 octobre 2026 (1 EUR = 1,1208 USD = 0,9305 CHF = 11,1765 SEK), sauf quand un fournisseur a son propre prix en euros, que nous avons alors retenu.
Tous les autres
Les autres fournisseurs, avec ce que leur total laisse de côté. Lisez la dernière colonne avant le prix.
| Fournisseur | A | B | Région chiffrée | Absent du total B |
|---|---|---|---|---|
| Infomaniak | 13,12 | 132,10 | Genève | PostgreSQL managé |
| Hetzner | 26,48 | 241,11 | Nuremberg | PostgreSQL managé, plan de contrôle Kubernetes |
| Cyso Cloud | 24,99 | 254,40 | Francfort | PostgreSQL managé (bêta fermée) |
| Aruba Cloud | 24,67 | 267,91 | Bergame | load balancer pour VM ; PostgreSQL (MySQL chiffré à la place) |
| Leaseweb | 46,18 | 328,23 | Francfort | PostgreSQL managé |
| Gcore | 40,70 | 384,60 | Luxembourg | PostgreSQL de production (bêta chiffrée à 0) |
| Nebius | 46,74 | 487,54 | France | load balancer pour VM simples |
| Cleura | 81,21 | 620,63 | Francfort | PostgreSQL managé (sur devis uniquement) |
| OVHcloud | 15,70 à 17,67 | 630,20 | Francfort (Limbourg) | plan de contrôle Kubernetes HA (non vendu dans cette région) |
| plusserver | 58,36 | 736,06 | Cologne | instance de secours PostgreSQL (nœud unique chiffré) |
| Koyeb | 35,71 | 737,18 | Francfort | stockage bloc et objet, instance de secours PostgreSQL, Kubernetes |
| Northflank | non chiffré | 850,58 | Francfort | Kubernetes, IPv4, HA PostgreSQL entre zones ; stockage objet non répliqué (une seule instance MinIO) |
| Evroc | 188,49 | 879,26 | Stockholm | PostgreSQL managé, plan de contrôle Kubernetes |
| Clever Cloud | 79,13 | 1 166,46 | Paris | stockage bloc, PostgreSQL HA, IPv4 |
| CloudSigma | 151,71 | 1 621,68 | Genève | load balancer, PostgreSQL, stockage objet, Kubernetes |
| Upsun | 242,32 | 1 911,83 | Francfort | PostgreSQL HA, Kubernetes, IPv4 ; stockage objet interne uniquement |
À titre de comparaison, la charge A coûte 112,37 € chez AWS et 116,15 € chez Azure, et chez AWS, le seul 1 To de trafic sortant représente 81,00 USD sur 125,95 USD. Nscale ne publie aucun prix pour les VM ni pour le stockage ; il ne figure donc dans aucun des deux tableaux. Les totaux de CloudSigma sont en paiement à l'usage : avec des abonnements d'un mois à Genève, la charge A revient à 34,19 €.
Zones et haute disponibilité, sans détour
Chez AWS et Azure, une zone correspond à un ou plusieurs centres de données dotés de leur propre alimentation, de leur propre refroidissement et de leur propre réseau, à plusieurs kilomètres des autres zones et à moins d'environ 100 km d'elles. Une architecture répartie sur trois zones de ce type survit à la perte d'un bâtiment. Beaucoup de fournisseurs européens emploient le mot pour quelque chose de plus petit, ou n'ont pas de zones du tout, et cela change ce que veut dire « hautement disponible ».
Des zones dans des bâtiments distincts, dans la région chiffrée : AWS et Azure (trois à Francfort), Scaleway (trois à Paris), Elastx (trois centres de données à Stockholm, distants de 20 km au plus), plusserver (deux, à Cologne et à Düsseldorf) et Clever Cloud, dont le nombre dépend de la page consultée : cinq centres de données parisiens sur sa page d'infrastructure, deux zones de disponibilité dans les entrées de sa page de statut et trois dans sa documentation Kubernetes.
Trois zones sur deux sites : les trois zones de T Cloud Public se trouvent sur deux sites distants de 18 km, si bien que deux d'entre elles partagent un site.
Des centres de données distincts sur un même campus : les trois zones d'Aruba Cloud à Bergame « ne partagent pas d'infrastructure physique, comme les centres de données » selon la définition d'Aruba, mais toutes trois se trouvent sur son campus de Bergame, et Aruba ne dit pas à quelle distance elles sont les unes des autres.
Distinctes selon la définition du fournisseur, sites non nommés : Evroc décrit ses trois zones de Stockholm comme des centres de données physiquement distincts, mais ne nomme pas les installations.
Physiquement séparées, mais peut-être dans un même bâtiment : STACKIT promet « au moins trois AZ physiquement séparées » par région, mais le certificat de son Compute Engine indique que « plusieurs zones de disponibilité peuvent se trouver dans le même bâtiment », et STACKIT ne dit pas quelle forme prend eu01.
Des zones dans certaines régions seulement, ou sans description physique : OVHcloud a trois zones distantes d'environ 30 km à Paris, ainsi qu'à Milan, mais sa région de Francfort ne compte qu'une zone. Leaseweb a deux zones à Amsterdam, définies dans son contrat comme disposant d'une alimentation, d'un refroidissement et d'un réseau distincts, et aucune à Francfort ni à Londres. Cyso Cloud a trois zones à Francfort et à Amsterdam, sans dire ce qu'est physiquement une zone.
Des zones plus petites qu'un bâtiment : IONOS décrit ses zones comme des hôtes ou des systèmes de stockage différents, et aucune page d'IONOS ne dit qu'il s'agit de bâtiments ou d'alimentations distincts. Pour obtenir un second bâtiment, vous déployez dans un second site IONOS de Francfort (IONOS en compte trois), et le trafic entre centres de données IONOS d'un même pays est gratuit. Les zones d'Infomaniak ont « une connectivité réseau et des arrivées électriques différentes », pour le calcul uniquement, et leurs noms laissent penser qu'elles se trouvent dans un seul centre de données.
Pas de zones au sein d'une région : Hetzner (le placement réparti garde vos serveurs sur des hôtes différents), Exoscale (une zone est une installation dans une ville), UpCloud (un centre de données par ville, sauf à Helsinki), Gcore, le Public Cloud en libre-service de Cleura, CloudSigma, Nebius (aucune documentée) et Upsun (aucune définie). Chez eux, se protéger contre la perte d'un bâtiment suppose une deuxième ville, et chez Upsun, cela veut dire reconstruire manuellement dans une deuxième région, sans basculement automatique. La région de Francfort de Koyeb s'étend sur trois centres de données et replanifie les instances au sein de la région quand l'un d'eux tombe, mais Koyeb ne documente pas s'il s'agit de bâtiments distincts.
Où se trouve l'instance de secours de la base de données. Sur une base de données managée, « hautement disponible » ne vous apprend pas grand-chose tant que vous ne savez pas cela.
| Fournisseur | Emplacement de l'instance de secours | Réplication |
|---|---|---|
| AWS, Azure | autre zone | synchrone |
| T Cloud Public | autre zone, au choix | synchrone |
| Elastx | autre zone lorsque c'est possible | non précisé |
| Scaleway | même centre de données, autre baie | synchrone |
| UpCloud | autre hôte, même zone | non précisé |
| Exoscale | même installation | synchrone avec l'offre Premium |
| OVHcloud (Francfort) | réplica dans la région à zone unique | non précisé |
| IONOS | non précisé | asynchrone par défaut, synchrone sur demande |
| STACKIT, Nebius | non documenté | non documenté |
| Northflank | même zone par défaut, autres zones en option | non précisé |
| plusserver | réplicas en lecture qui ne peuvent pas être promus | asynchrone |
| Clever Cloud | pas d'instance de secours sur les offres en libre-service | aucune |
| Koyeb | aucune instance de secours documentée, quelle que soit l'offre ; stockage répliqué entre zones par Neon | stockage synchrone |
| Upsun | pas d'instance de secours en libre-service ; réplicas en lecture sans basculement | asynchrone |
AWS et Azure annoncent un temps de basculement de 60 à 120 secondes, T Cloud Public « en moins de 5 minutes », et OVHcloud bascule après un délai d'expiration de 60 secondes. Scaleway ne propose le placement multi-zone que pour les réplicas en lecture. Chez Clever Cloud, un réplica est mis en place par l'équipe commerciale ou par le support, et le basculement est manuel, ce qui, selon la page de Clever Cloud elle-même, prend « de quelques dizaines de minutes à quelques heures ».
Les zones n'empêchent pas les couches partagées de tomber en panne. L'Object Storage d'OVHcloud a renvoyé des erreurs dans au moins neuf régions le 16 juillet 2025, dont les trois zones de Paris, pendant 2 h 10, et le 23 septembre 2026, les trois zones de Paris ont subi de la latence réseau et des pertes de paquets pendant 3 h 19. Le 10 mars 2025, une erreur de configuration sur un routeur a perturbé tous les produits de la région parisienne de Scaleway : le réseau pendant cinq minutes, les Instances jusqu'à 17 h 10 UTC, l'Object Storage et Kubernetes jusqu'à 18 h 00 UTC. Une coupure de courant dans fr-par-2 le 22 mai 2026 a dégradé les autres zones parisiennes. Le 17 juin 2026, un incident Kubernetes chez STACKIT a coupé tous les clusters eu01 pendant 2 h 37. Elastx a perdu le routage dans ses trois zones pendant 8 minutes le 26 septembre 2025. La région d'Amsterdam de Cyso Cloud a perdu sa connectivité externe à l'échelle de toute la région à trois reprises en 2025. Les plans de contrôle sont souvent partagés eux aussi : l'API et le portail d'Exoscale ont été indisponibles dans les huit zones pendant environ sept heures le 1er septembre 2026 (les serveurs en fonctionnement n'ont pas été touchés), et UpCloud n'a pu déployer aucun nouveau serveur dans aucune de ses 15 zones pendant environ deux heures le 11 août 2026.
L'épreuve qui a tourné dans l'autre sens : un incendie au centre de données NorthC d'Almere a mis hors ligne la zone AZ2 de la région eu-nl de T Cloud Public du 7 mai au 3 juin 2026. Selon le fournisseur, AZ1 et AZ3, situées sur un autre site à Aalsmeer, ont continué de fonctionner, et les clients ont été invités à basculer vers elles.
Qui contrôle chaque fournisseur, et sur quel matériel il tourne
Tous les fournisseurs de cette série ont leur siège en Europe ; c'était le seul filtre. Le contrôle a été documenté, pas utilisé pour exclure qui que ce soit. Ce sont des faits tirés de documents déposés, de registres et des documents des fournisseurs eux-mêmes, et non des conclusions juridiques sur les lois qui peuvent les atteindre.
| Fournisseur | Siège | Qui le contrôle | Sur quel matériel |
|---|---|---|---|
| Hetzner | Gunzenhausen, DE | société non cotée ; aucun investisseur extérieur trouvé | centres de données propres en DE et en FI ; colocation aux États-Unis et à Singapour |
| OVHcloud | Roubaix, FR | famille Klaba, environ 79 % du capital ; cotée à Paris | centres de données propres |
| Scaleway | Paris, FR | iliad SA (99,56 %), contrôlée par le groupe familial Niel | centres de données OpCore (50 % iliad) |
| IONOS Cloud | Montabaur, DE | United Internet AG, 63,8 % d'IONOS Group SE, société cotée | essentiellement de la colocation |
| STACKIT | Bad Friedrichshall, DE | groupe Schwarz, détenu par une famille | centres de données propres en DE et en AT |
| UpCloud | Helsinki, FI | non cotée ; propriétaires non publiés ; parmi les investisseurs, Tesi (État finlandais) | plateforme propre en colocation |
| Exoscale | Lausanne, CH | A1 Group (Telekom Austria AG), détenu à 60,94 % par América Móvil (Mexique) et à 28,42 % par ÖBAG (État autrichien) | plateforme propre en colocation et dans des centres de données A1 |
| T Cloud Public | Bonn, DE | Deutsche Telekom AG ; État allemand 28,3 %, aucun actionnaire de contrôle | centres de données Telekom ; site d'Almere exploité par NorthC ; plateforme construite avec Huawei |
| Infomaniak | Genève, CH | Fondation Infomaniak, 63,3 % des droits de vote selon le communiqué d'Infomaniak du 2 septembre 2026 ; cotée à la SIX depuis le 1er octobre 2026 | centres de données propres en Suisse |
| Gcore | Contern, LU | non publié ; Northern Data (détenue à 85,2 % par Rumble, cotée aux États-Unis) a obtenu deux sièges au conseil et une option sur une majorité en avril 2025 et, après des accords modifiés en juillet 2026, dit ne plus avoir d'influence notable | colocation, opérateurs non nommés |
| Leaseweb | Amsterdam, NL | Ocom B.V., sans société mère consolidante | non précisé |
| Aruba Cloud | Ponte San Pietro, IT | famille Cecconi | centres de données propres en IT et en CZ ; sites partenaires ailleurs |
| Elastx | Stockholm, SE | Sobro, 53 % | colocation, opérateurs non nommés |
| Cleura | Karlskrona, SE | un fonds d'ICG plc (Royaume-Uni), via le groupe Iver | Public Cloud : opérateurs non nommés (Interxion pour les remote hands à Stockholm et à Francfort) ; Compliant Cloud : centres de données partenaires |
| Cyso Cloud | Alkmaar, NL | Cyso Group B.V. ; actionnaires non publics | OpenStack propre, installations non nommées |
| CloudSigma | Zoug, CH | propriétaires non publiés ; CLOUDSIGMA Holding AG est immatriculée, sa participation actuelle ne l'est pas | Francfort : colocation selon une fiche de 2022 ; Düsseldorf : infrastructure du partenaire enthus |
| plusserver | Cologne, DE | anciens prêteurs de la holding de BC Partners, non nommés | centres de données qu'il exploite, plus HAM5, exploité par Stadtwerke Norderstedt |
| Evroc | Stockholm, SE | un bénéficiaire effectif détenant plus de 50 % et jusqu'à 75 % du contrôle, que des agrégateurs de données de registre identifient comme le fondateur Mattias Åström | centres de données partenaires non nommés |
| Clever Cloud | Nantes, FR | le cofondateur Quentin Adam (contrôle par le fondateur probable, non prouvé) | serveurs propres dans des centres de données parisiens ; Scaleway (Paris) ; OVHcloud (Roubaix, Gravelines, Varsovie, hors d'Europe) ; IONOS (Londres) ; Cloud Temple (« Gouv », sur demande) ; Oracle (Dubaï) |
| Upsun | Paris, FR | financé par du capital-risque, pas de table de capitalisation publique | Google Cloud, Azure ou AWS dans six des sept régions européennes ; OVHcloud dans une |
| Koyeb | Paris, FR | Mistral AI | par région, non publié (San Francisco : Vultr) ; plan de contrôle sur Google Cloud |
| Northflank | Londres, UK | trois sociétés de capital-risque (Bain Capital Ventures, Vertex Ventures US, Kindred) via quatre fonds, 52,69 % des actions ; des résidents américains occupent 3 des 5 sièges du conseil | Google Cloud dans les 17 régions ; Azure pour l'offre gratuite |
| Nebius | Amsterdam, NL | trust familial du fondateur Arkady Volozh : environ 52 % des droits de vote, 11 % du capital ; cotée au Nasdaq | site propre en Finlande ; le modèle de ses autres sites n'est pas précisé dans tous les cas |
| Nscale | Londres, UK | Aker ASA (Norvège), seul contrôleur enregistré, avec 25 % à 50 % | colocation plus un site en propre en Norvège |
Trois points que le tableau condense. Le contrôle ultime d'Exoscale se trouve au Mexique. Northflank, Upsun et Koyeb sont des entreprises européennes dont les plateformes tournent, en tout ou en partie, sur des clouds américains : l'API des régions de Northflank associe chaque région à une région Google Cloud, la liste des régions d'Upsun place six de ses sept régions européennes sur AWS, Google ou Azure, et le DPA de Koyeb situe son plan de contrôle sur Google Cloud en Belgique. Enfin, les contrats de Koyeb nomment encore Koyeb SAS, radiée du registre du commerce français le 19 mai 2026 après la transmission de son patrimoine à son associé unique.
Les versions souveraines d'AWS, de Microsoft et de Google
Beaucoup d'équipes se demandent d'abord si elles peuvent simplement acheter une édition souveraine du cloud qu'elles utilisent déjà. Au 16 octobre 2026, la réponse varie selon l'éditeur.
AWS European Sovereign Cloud est une partition AWS distincte avec une seule région, dans le Brandebourg, en disponibilité générale depuis le 14 janvier 2026 et ouverte à tous via un compte distinct, en libre-service. Les clients de l'UE contractent avec Amazon Web Services EMEA SARL, au Luxembourg ; des sociétés allemandes créées à cet effet l'exploitent, avec un personnel composé de résidents de l'UE ou de citoyens de l'UE situés dans l'UE (AWS dit passer à des citoyens de l'UE uniquement, sans date butoir). Le catalogue est plus restreint : 109 produits sur sa page de tarifs, 311 des 1 163 types d'instances EC2 de Francfort et une seule famille de GPU (L4). EC2 y est facturé en euros, environ 10 à 11 % au-dessus du prix en USD de Francfort au taux BCE du 15 octobre. Son contrat engage AWS à rediriger une demande gouvernementale vers le client, à informer le client lorsque c'est permis et à contester les demandes contraires au droit de l'UE ; si AWS « reste contraint de divulguer Votre Contenu », il « ne divulguera à la Partie requérante que la quantité minimale de Votre Contenu nécessaire pour satisfaire à la Demande ».
Le Sovereign Public Cloud de Microsoft n'est pas un cloud distinct. C'est un ensemble de contrôles (Data Guardian, gestion externe des clés, journaux d'accès infalsifiables) appliqué aux régions Azure européennes existantes, plus l'EU Data Boundary. Microsoft a écrit en février 2026 que les contrôles de résidence, de chiffrement et pour environnements réglementés sont disponibles dans toutes les régions européennes ; nous n'avons trouvé aucune date de disponibilité générale pour Data Guardian, qui permet à du personnel autorisé résidant en Europe d'approuver et de surveiller l'accès à distance d'ingénieurs situés ailleurs. Les National Partner Clouds de Microsoft appartiennent à d'autres : Bleu (100 % Orange et Capgemini) exploite Azure et Microsoft 365 dans deux régions françaises pour des clients nommés et est encore en cours de qualification SecNumCloud, et Delos Cloud (filiale de SAP, exploitée par du personnel allemand habilité d'Arvato Systems) ne vend qu'au secteur public allemand ; le 1er octobre 2026, sa page d'accueil le décrivait encore au futur, avec un programme de clients pilotes.
Google propose des contrôles sur ses régions publiques (Data Boundary) et, via des partenaires, des clouds distincts sur Google Cloud Dedicated. Celui qui est en service est S3NS PREMI3NS, exploité par Thales Cloud Sécurisé en France sans connexion au réseau de Google : en disponibilité générale depuis le 16 octobre 2025, qualifié SecNumCloud 3.2 le 17 décembre 2025, environ 40 produits dans une région, vendu par l'équipe commerciale sans prix publiés. Une version allemande exploitée par une nouvelle entité de Thales est en préversion.
Ce que chacun a dit sous serment. Deux commissions d'enquête parlementaires françaises ont demandé à Microsoft, Google et AWS, sous serment, s'ils remettraient des données publiques ou privées françaises sur injonction légale américaine. Le directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France, Anton Carniaux, devant le Sénat le 10 juin 2025 : « Non, je ne peux pas le garantir, mais, encore une fois, cela ne s'est encore jamais produit. » Et : « Lorsque nous sommes obligés de les donner, nous les donnons. » Devant l'Assemblée nationale le 13 mai 2026, Frédéric Geraud de Lescazes, de Google Cloud : « si un juge allemand, canadien, chilien, américain ou français nous demande de coopérer, nous le faisons. » Arnaud David, d'AWS, a déclaré que la question « ne s'est pas posée à nous » et que « selon la loi, on ne peut fournir des données que dans la mesure où on y a accès sur le plan technique ». La présidente de Microsoft France, Corine de Bilbao, le même jour : « nous devons nous conformer aux obligations des différents États où nous opérons ». La rapporteure, Cyrielle Chatelain, a relevé qu'une seule entreprise avait dit qu'elle coopérerait avec la justice, et a interprété le refus des autres de répondre par oui ou par non comme un oui ; c'est sa lecture, pas la déclaration des entreprises.
La seule évaluation à l'échelle de l'UE à ce jour. Le 17 avril 2026, la Commission européenne a attribué quatre contrats dans le cadre d'un appel d'offres pour un cloud souverain d'un montant pouvant atteindre 180 millions d'euros sur six ans, notés selon son Cloud Sovereignty Framework. Les soumissionnaires devaient atteindre SEAL-2 pour être éligibles. Post Telecom avec Clever Cloud et OVHcloud, STACKIT et Scaleway ont atteint SEAL-3 (« des acteurs de l'UE exerçant une influence significative mais non totale ») ; Proximus, avec S3NS sur technologie Google, a atteint SEAL-2. La conclusion de la Commission : « même des technologies non européennes, lorsqu'elles sont exploitées dans un cadre strict et approprié, peuvent atteindre le niveau minimal de souveraineté requis ». Ni AWS ni Microsoft ne figurent parmi les quatre, et la Commission ne dit pas s'ils ont soumissionné. Nous n'avons trouvé aucun acte adoptant le schéma européen de certification du cloud, EUCS, et le Cloud and AI Development Act, qui ajouterait quatre niveaux d'assurance de l'Union, est une proposition : notre article sur le Cloud and AI Development Act détaille ce qu'exigerait chaque niveau.
GPU
Prix à la demande par heure GPU en euros, dans la région qui vend la carte. Les prix en USD sont convertis au taux BCE du 15 octobre 2026.
| Fournisseur | H100 | H200 | Blackwell | Comment l'obtenir |
|---|---|---|---|---|
| UpCloud | 1,79 (Helsinki) | non proposé | B200 4,50 (Helsinki) | libre-service ; limite selon l'historique du compte |
| Koyeb | 2,23 (Amérique du Nord uniquement) | 2,68 (Amérique du Nord uniquement) | B200 4,91 (accès restreint) | libre-service : H100 de 1 à 4 GPU, H200 1 ou 2 |
| Northflank | 2,44 (Londres, Francfort, NL) | 2,80 (NL, 8 GPU) | B200 5,24 (NL, 8 GPU) | libre-service après un achat de 50 USD de crédit |
| Gcore | 2,73 (Luxembourg, Helsinki, Sines) | 3,18 (Chester, UK) | B300 6,00 | libre-service sous réserve de stock et de quota ; B300 via l'équipe commerciale |
| OVHcloud | 2,80 (Gravelines) | 5,25 (8 GPU uniquement) | non proposé | libre-service ; un palier de quota payant peut être nécessaire au préalable |
| Scaleway | 2,87 PCIe, 3,17 SXM (Paris) | non proposé | B300 7,50 (Paris) | demande au support |
| IONOS | non proposé en VM | 3,00 (Francfort, Worcester) | non proposé en VM | libre-service, un GPU par contrat par défaut |
| Nebius | 4,01 (Finlande) | 4,82 (Finlande, France) | B300 8,48 (France, UK) | libre-service, quota par défaut 32 |
| Evroc | non proposé | non proposé | B200 8,00 (Stockholm) | demande de quota, 0 par défaut |
| T Cloud Public | 5,22 (eu-de) | non proposé | non proposé | non relevé |
| STACKIT | 8,04 (taille à 8 GPU) | non proposé | non proposé | non documenté |
| AWS | 6,57 (Stockholm) | 7,55 (Stockholm) | B200 15,98 (Stockholm) | demande de quota |
| Azure | 8,10 (H100 NVL, Francfort) | 12,29 (Francfort) | GB200 31,36 (Francfort) | demande de quota |
Trois choses que le tableau ne montre pas. AWS ne vend pas du tout de H100 à Francfort, et ses quotas GPU partent de zéro. Le contrat de Scaleway lui permet de résilier une instance H100 PCIe à la demande avec un préavis de 10 minutes. Nebius a augmenté ses prix GPU le 1er juin puis à nouveau le 1er octobre 2026, faisant passer le H100 de 2,95 USD à 4,50 USD de l'heure, et son contrat autorise un préavis de trois jours pour un changement de prix. En dessous du haut de gamme, Hetzner vend des cartes RTX PRO 6000 Blackwell sous forme de serveurs dédiés (GEX63 : plafond de 997,30 € par mois plus 999,00 € de frais d'installation), Exoscale vend la même carte à 2,15 € de l'heure après une vérification manuelle, et un L40S coûte 0,63 € de l'heure chez Infomaniak (sur demande) et 1,11 € chez UpCloud, contre 2,08 € chez AWS.
Deux entreprises européennes de GPU vendent presque exclusivement à de très grands clients. Nscale (Londres) ne publie aucun prix GPU et ne vend d'instances GPU que par contrats de réservation ; le libre-service couvre son API de modèles. Son document S-1 déposé le 18 septembre 2026 mentionne des statements of work de Microsoft d'une valeur pouvant atteindre environ 43,8 milliards de dollars jusqu'en décembre 2033 et des accords avec Anthropic d'une valeur pouvant atteindre environ 44,6 milliards de dollars, indique que son principal client a représenté 73 % du chiffre d'affaires 2025, et qualifie les clusters à la demande, proposés « pour servir des clients plus petits », de composante qui n'est « pas actuellement significative ». Fluidstack est présenté à la fin de la liste des fournisseurs.
Garanties, support et ouverture de compte
Les tendances ci-dessous comptent plus que n'importe quel pourcentage de SLA pris isolément.
L'avoir est le seul recours, et il est plafonné. Chez OVHcloud, les avoirs SLA sont l'unique recours, plafonnés à 50 % du coût mensuel d'une instance et à 30 % pour les bases de données et les load balancers. Après l'incendie de 2021 à Strasbourg, la cour d'appel de Douai a confirmé le plafond de responsabilité d'OVHcloud le 24 avril 2025 et a accordé à un client VPS 1 800,48 € pour un préjudice prouvé de 47 900 €. Gcore plafonne les avoirs à 20 % (25 % pour l'Object Storage) et n'en émet aucun en dessous de 25 € ; Nebius les plafonne à 30 %. Hetzner ne paie qu'en crédits cloud, Scaleway qu'en bons d'achat. Clever Cloud verse ses pénalités SLA en euros plutôt qu'en bons d'achat. Les conditions standard de T Cloud Public ne prévoient aucun avoir. Les avoirs ne viennent qu'avec des options payantes : à partir de 3 500 € par mois avec l'Enterprise Support Agreement 2.0, soit ses frais de base de 2 500 € plus l'option d'avoirs de service à 1 000 €, ou à partir du niveau Gold à 5 500 € avec l'ancien Enterprise Agreement 1.0.
L'indisponibilité peut ne courir qu'à partir de votre signalement. Chez OVHcloud, pour les instances et le stockage, l'indisponibilité est « calculée par OVHcloud à partir de l'ouverture du ticket d'incident ». Chez Gcore, pour la plupart des services, elle ne court qu'à partir du signalement de défaut envoyé par e-mail par le client (pour l'Object Storage, à partir du ticket d'incident que Gcore ouvre).
Les délais de réclamation sont courts. Leaseweb accorde cinq jours, Aruba Cloud 10, Hetzner 14, IONOS deux semaines avec journaux de requêtes, UpCloud 15, et OVHcloud, Scaleway, Gcore et Cyso Cloud 30. Azure accorde 60 jours ; AWS, jusqu'à la fin du deuxième cycle de facturation. Conservez vos propres journaux de supervision, car plusieurs fournisseurs les demandent.
Certaines plateformes n'ont pas de SLA à moins que vous ne le payiez ou ne le négociiez. Northflank n'en a aucun en dessous de l'offre Enterprise et plafonne sa responsabilité au plus faible des deux montants entre les frais payés et 100 USD. Koyeb n'en a pas sur son offre Pro ; les 99,9 % viennent avec l'offre Scale à 299 USD par mois. Le niveau par défaut d'Upsun est « des efforts commercialement raisonnables » pour 99,5 %, sans avoirs ; 99,9 % et 99,99 % sont des options à prix catalogue. Cleura ne publie aucun document SLA. plusserver envoie son SLA avec la confirmation de commande, si bien que vous ne pouvez pas le lire avant de commander.
Le support inclus va de rien du tout au 24/7. Le niveau Basic gratuit d'AWS ne permet d'ouvrir aucun dossier technique, et ses offres Developer, Business et Enterprise On-Ramp prennent fin le 1er janvier 2027. Developer et Business cèdent la place à Business Support+, à partir de 29 USD par mois ou 9 % des dépenses, le montant le plus élevé étant retenu ; les clients Enterprise On-Ramp passent à Enterprise Support. IONOS inclut le téléphone et l'e-mail 24/7 en allemand et en anglais, avec un délai de première réponse contractuel inférieur à une heure pour les dysfonctionnements. Elastx inclut un support 24x7 avec 15 minutes pour les cas urgents, et Nebius donne à chaque compte un objectif de première réponse de 30 minutes pour les tickets critiques. Le support inclus d'OVHcloud vise 8 heures ouvrées pour un incident critique ; Hetzner et Aruba Cloud ne publient aucun objectif de délai de réponse.
Tout le monde ne peut pas s'inscrire. IONOS, UpCloud, Koyeb et T Cloud Public n'acceptent que les entreprises, et Leaseweb refuse les particuliers. STACKIT et plusserver ne proposent le libre-service qu'aux entreprises d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse ; tous les autres passent par l'équipe commerciale. Chez Elastx, tout passe par l'équipe commerciale : « S'inscrire » signifie demander un compte de test.
Les vérifications d'identité peuvent vous bloquer. Hetzner effectue une évaluation des risques sur chaque compte ; les comptes signalés doivent présenter une pièce d'identité (au personnel ou via un selfie iDenfy) ou payer d'avance, et quand une vérification échoue, Hetzner dit ne « pas fournir de détails précis » sur les raisons. Scaleway demande une pièce d'identité avec photo et une vérification faciale en direct avant de pouvoir utiliser des GPU, le SMTP sortant, plus de 500 Go de stockage bloc ou les types d'instances les plus grands de son tableau de quotas (POP2-4C-16G, PRO2-XS et au-delà) ; ce tableau ne mentionnait pas encore les familles plus récentes que nous avons chiffrées. Les conditions de Leaseweb autorisent jusqu'à cinq jours ouvrés de KYC avant la confirmation d'une commande, et Leaseweb annonce 1 à 3 jours ouvrés avant que les nouveaux clients Kubernetes accèdent au portail. OVHcloud peut retenir une commande pour vérification manuelle pendant 24 à 48 heures ouvrées.
Les quotas par défaut peuvent bloquer un déploiement de production dès le premier jour. Le quota par défaut documenté d'AWS pour les instances standard à la demande est de 5 vCPU ; la charge B en demande 12, donc un nouveau compte doit d'abord en faire la demande. Chez Hetzner, aucune des deux versions de la charge B ne tient dans le quota de vCPU par défaut d'un nouveau compte, et les augmentations ne viennent qu'après un mois et une facture payée. Un essai IONOS est plafonné à 8 cœurs et 20 Go de RAM. Sur l'ancienne plateforme de Leaseweb à Francfort, un nouveau client peut faire tourner deux instances pendant deux mois. Sur Azure, les nouveaux abonnements ne peuvent plus déployer la série B v1 ni plusieurs autres familles de VM plus anciennes depuis les restrictions de capacité de juillet 2026, ce qui piège quiconque suit un vieux tutoriel.
La capacité peut manquer. Depuis le 26 juin 2026, Hetzner restreint la création de serveurs cloud pour les nouveaux clients et pour des clients existants tirés au sort, et la restriction était toujours en vigueur le 16 octobre. IONOS a connu une pénurie de capacité GPU, avec des erreurs de provisionnement, jusqu'au 21 septembre 2026. Le contrat de Nebius lui permet de refuser le service à la demande en fonction de la capacité disponible, et après sa panne d'août 2026 dans us-central1, la capacité réservée est revenue en premier et la capacité à la demande plusieurs jours plus tard.
Épuiser son crédit peut coûter vos données. UpCloud fonctionne en prépaiement : quand le solde est épuisé, tous les serveurs sont arrêtés, et sa documentation indique que le stockage est supprimé au bout de deux mois, bien que ses conditions autorisent la résiliation et la suppression après « un minimum de quatorze (14) jours ». Aruba Cloud supprime les ressources cloud 17 jours après l'épuisement du crédit. Chez Gcore, un seul échec de paiement suspend tous les produits et supprime les VM au bout de 48 heures.
Les fournisseurs, un par un
Chaque nom renvoie à l'article que cette série consacre au fournisseur.
Clouds d'infrastructure
Hetzner (Allemagne). La bande passante est presque gratuite (au moins 20 To par serveur cloud dans l'UE, puis 1,00 € par To), les serveurs dédiés et GPU côtoient le cloud, et son attestation C5 Type 2 est assortie d'une opinion sans réserve de l'auditeur. Mais le CCX23 est passé de 23,99 € à 85,99 € par mois en 2026, la création de serveurs cloud est restreinte pour les nouveaux clients et pour certains clients existants depuis le 26 juin, et il n'y a ni base de données managée, ni Kubernetes managé, ni zones.
OVHcloud (France). Trafic sortant inclus dans toutes les régions européennes, un catalogue large (PostgreSQL, Kafka, OpenSearch, KMS, GPU H100 et H200) et trois qualifications SecNumCloud. Hors de Paris et de Milan, chaque région ne compte qu'une zone, Francfort n'a pas d'offre Kubernetes couverte par un SLA, les prix ont augmenté deux fois en 2026, et les avoirs SLA sont l'unique recours, l'indisponibilité des instances et du stockage étant comptée à partir de votre ticket.
Scaleway (France). Le catalogue de services managés de type AWS le plus large parmi les fournisseurs sous contrôle européen étudiés ici, le trafic sortant inclus sur les instances et les load balancers, une API de prix publique avec 5 655 SKU, et des post-mortems détaillés. L'instance de secours de la base de données se trouve dans le même centre de données, les grandes instances exigent une vérification d'identité, et en juin 2026 les load balancers ont augmenté de 44 % à 46 % et l'IPv4 de 25 %.
IONOS Cloud (Allemagne). Avec UpCloud, la charge de production à périmètre égal la moins chère de ce comparatif, avec les 2 premiers To de trafic sortant gratuits et le support 24/7 inclus. Les prix du calcul, du stockage, de l'IPv4, du trafic sortant et des load balancers n'ont pas changé d'octobre 2024 à octobre 2026, même si les prix des nœuds Kubernetes ont changé en avril 2025 et que les sauvegardes de bases de données sont facturées depuis septembre 2026. Aucune page d'IONOS ne décrit ses zones comme des bâtiments distincts, seules les entreprises peuvent s'inscrire, les VM GPU n'ont pas de SLA, et en mai 2026 le provisionnement a été lent ou indisponible dans tous les sites pendant environ 36 heures.
STACKIT (Allemagne). Au moins trois zones physiquement séparées par région (son certificat Compute Engine indique que plusieurs peuvent partager un bâtiment), un certificat juridique par service avec des avoirs allant jusqu'à 100 %, aucuns frais de trafic sortant et une maison mère allemande familiale. Le libre-service est réservé aux entreprises d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse, le plan de contrôle Kubernetes coûte 72,70 € par mois, et des incidents en 2025 et 2026 ont débordé d'une zone à l'autre.
UpCloud (Finlande). Un cloud managé (PostgreSQL, Kubernetes, stockage objet) avec 15 zones et une seule grille tarifaire pour presque tout (Helsinki facture plus cher quelques éléments de stockage), des ingénieurs 24/7 pour chaque compte, et la charge B à 48 % du prix d'AWS. Chaque ville est un seul centre de données (Helsinki en a deux), le SLA ne rembourse qu'en crédit sur le compte, avec des réclamations sous 15 jours, et le certificat ISO 27001 qu'il publie expire le 20 octobre 2026, sans renouvellement visible au 16 octobre.
Exoscale (Suisse). Kubernetes managé et huit moteurs de bases de données, IPv4 inclus, aucune hausse de prix catalogue en 24 mois, et des données conservées par contrat dans le pays choisi, sous droit suisse. Chaque zone est une installation dans une ville, le plan de contrôle est partagé (l'API et le portail sont tombés dans les huit zones le 1er septembre 2026), et la maison mère ultime est au Mexique.
T Cloud Public (Allemagne ; Open Telekom Cloud jusqu'en janvier 2026). Un catalogue taillé comme celui d'un hyperscaler, une instance de secours synchrone pour la base de données que vous pouvez placer dans une autre zone et, selon le fournisseur, des zones qui ont tenu pendant une panne de quatre semaines causée par un incendie. Il coûte plus cher qu'AWS et Azure au prix catalogue, ses 99,95 % sont un « objectif » sans avoirs dans les conditions standard, et seules les entreprises situées en Europe peuvent s'inscrire.
Infomaniak (Suisse). Trafic des instances gratuit, le total le plus bas de cette série pour la charge A (13,12 €), des données suisses sous l'égide d'une fondation d'utilité publique, et un certificat ISO 27001 que nous avons pu consulter. Le PostgreSQL managé est toujours marqué « Bientôt disponible », les données restent en Suisse plutôt que dans l'UE, et ses zones, à en juger par leurs noms, semblent partager un seul centre de données.
Gcore (Luxembourg). Trafic sortant gratuit et illimité depuis les VM, un plan de contrôle Kubernetes hautement disponible gratuit, CDN et protection DDoS sur la même facture, et des prix GPU publics. Ses propriétaires ne sont pas publiés. Northern Data a obtenu deux sièges au conseil et une option sur une majorité en avril 2025, mais après des accords modifiés en juillet 2026, ses comptes indiquent qu'elle « n'a plus d'influence notable » sur Gcore. Le PostgreSQL managé est en bêta, et pour la plupart des services, les avoirs SLA s'arrêtent à 20 % et l'indisponibilité court à partir de votre signalement.
Leaseweb (Pays-Bas). Du bare metal en volume (un serveur 8 cœurs et 64 Go affiché à 118,37 € par mois à la date de vérification), le trafic sortant à 2,20 € par To au-delà d'1 To mutualisé, et deux zones à Amsterdam. Francfort et Londres tournent sur une plateforme plus ancienne sans zones, l'inscription est réservée aux entreprises, ses conditions autorisent jusqu'à cinq jours ouvrés de KYC avant la confirmation d'une commande, et les prix sont indexés chaque année de 5 % au plus, ou de l'IPC s'il est plus élevé.
Aruba Cloud (Italie). Des centres de données italiens en propre certifiés Rated-4, un trafic sortant gratuit pour les VM, trois zones à Bergame et un Kubernetes conforme CNCF. Pas de PostgreSQL managé, pas de load balancer pour VM sur la nouvelle plateforme, tous les services managés sauf l'Object Storage à Bergame uniquement, et pas de page de statut publique.
Elastx (Suède). Un actionnaire majoritaire suédois (Sobro, 53 %), des données conservées en Suède, trois centres de données à Stockholm avec un SLA multi-zone, et un support 24x7 inclus dans tous les prix. C'est l'option à périmètre égal la plus chère de ce comparatif (171 % d'AWS), l'inscription est une demande de compte de test, et sa documentation porte sur OpenStack Yoga, une version que le projet amont ne maintient plus.
Cleura (Suède). Un chemin de données limité à l'UE inscrit dans le contrat, les mêmes prix dans les trois régions, Francfort comprise, et un trafic sortant du Public Cloud au tarif unique de 0,02875 € par Go (gratuit sur son Compliant Cloud). Pas de document SLA publié, pas de zones sur le Public Cloud en libre-service, et pas de base de données managée en libre-service.
Cyso Cloud (Pays-Bas ; Fuga Cloud jusqu'au 1er janvier 2025). Du calcul bon marché, un trafic sortant des instances présenté comme gratuit sur sa page plateforme (sa FAQ de facturation qualifie la bande passante de coût variable), deux régions de trois zones chacune, et des certificats ISO 27001 et NEN 7510 que nous avons pu consulter. Pas de base de données managée ni de GPU en disponibilité générale, et des pannes à Amsterdam en 2025 ont débordé d'une zone à l'autre. Un billet de Cyso de mars 2026 consacré à « l'abandon d'OpenStack », qui porte surtout sur le remplacement de VMware, désigne CloudStack comme la direction prise, sans calendrier et sans rien encore pour les clients existants du cloud public.
CloudSigma (Suisse). Des serveurs dimensionnés librement en CPU, RAM et disque, bon marché avec des abonnements d'un mois à Genève, sous contrat de droit suisse. Francfort et Düsseldorf n'acceptent plus d'inscriptions, le paiement à l'usage coûte 3 à 5,5 fois l'abonnement, et le système de tickets ne fonctionne plus depuis le 28 septembre 2026. Il n'y a pas de zones et presque aucun service managé : du stockage objet à Düsseldorf seulement, et un service Kubernetes que l'application web qualifie de managé mais que rien ne documente.
plusserver (Allemagne). Aucuns frais de trafic sortant, des zones dans des bâtiments distincts, un plan de contrôle Kubernetes HA à 65,70 € par mois, et un rapport C5 Type 2 téléchargeable, bien qu'assorti d'une opinion avec réserve. Ses propriétaires sont d'anciens prêteurs non nommés, le SLA et le DPA n'arrivent qu'avec la commande, et chaque zone est un environnement OpenStack distinct, si bien que la HA entre zones est à votre charge.
Evroc (Suède). Aucun sous-traitant ultérieur pour les services d'infrastructure, le B200 à 8,00 € par heure GPU, et trois zones à Stockholm dans des installations non nommées. Pas de base de données managée ni de Kubernetes, un trafic sortant à 0,10 € par Go sans franchise trouvée, et aucun certificat d'aucune sorte consulté.
Plateformes pour développeurs
Clever Cloud (France). Des déploiements par git push dans 18 environnements d'exécution, avec PostgreSQL, Redis et stockage de type S3 managés, ses propres serveurs à Paris, six post-mortems détaillés et des pénalités SLA versées en euros. Pas de basculement de base de données en libre-service, des pannes dans une partie de la région parisienne se sont à plusieurs reprises propagées au-delà, et la charge B coûte plus cher que chez AWS.
Upsun (France ; anciennement Platform.sh). Un contrat de droit français, une copie complète de la stack pour chaque branche Git, et un trafic sortant à 30 € par To. Six de ses sept régions européennes tournent sur AWS, Google Cloud ou Azure, l'offre en libre-service n'a pas de basculement de base de données, et la charge B coûte 1 911,83 €.
Koyeb (France). Un chemin rapide d'un conteneur à un service HTTPS à mise à l'échelle automatique avec scale to zero, et des GPU facturés à la seconde à partir de 2,50 USD pour un H100. Koyeb fait partie de Mistral AI depuis le printemps 2026, ses GPU de classe H100 ne sont disponibles qu'en Amérique du Nord, et il n'y a pas de SLA en dessous de l'offre Scale à 299 USD par mois.
Northflank (Royaume-Uni). Services, tâches cron, bases de données, environnements de prévisualisation et GPU sur une seule plateforme, qui peut aussi déployer dans votre propre compte AWS, Google ou Azure. Son cloud managé est Google Cloud, trois sociétés de capital-risque détiennent 52,69 % de ses actions, et il n'y a pas de SLA en dessous de l'offre Enterprise.
Clouds GPU
Nebius (Pays-Bas). H100, H200 et B300 à la demande sans passer par un commercial, Slurm et Kubernetes managés, trafic sortant vers Internet gratuit depuis les VM (le trafic sortant de l'Object Storage est facturé) et IP publiques gratuites, et sept post-mortems détaillés. Les prix GPU ont augmenté deux fois en 2026, Nebius ne documente aucune zone dans ses régions, et son contrat lui permet de refuser le service à la demande quand la capacité manque.
Nscale (Royaume-Uni). Des sites GPU actifs en Norvège, en Islande et au Portugal (une grande partie de sa capacité sous contrat se trouve aux États-Unis, dont un site loué dans le comté de Ward, au Texas), et une API de modèles compatible OpenAI que toute personne disposant d'un compte Google et d'une carte peut recharger à partir de 5 USD. Les GPU exigent un contrat de réservation sans prix public, et selon son propre S-1, Nscale est encore « en cours d'obtention » des certifications ISO 27001 et SOC 2.
Hors série : Fluidstack
Fluidstack construit de grands clusters GPU pour des entreprises d'IA dans le cadre de contrats négociés. Sa société mère reste Fluidstack Ltd à Londres, mais depuis le 4 décembre 2025, l'entreprise présente New York comme son siège (« Le nouveau bureau de Midtown Manhattan servira de siège mondial à l'entreprise »), et la série ne retient que des fournisseurs dont le siège est en Europe. Son site ne renvoie à aucun produit, aucune grille tarifaire ni aucune inscription, et ses conditions précisent que les commandes sont passées « via un statement of work ou un bon de commande convenu d'un commun accord ».
Avant de migrer : ce qu'il faut vérifier
- Faites un test d'export. Copiez une image disque, un dump de base de données et un bucket hors du fournisseur, et chronométrez l'opération. L'API de Hetzner n'a aucun endpoint pour télécharger une image, il faut donc copier les disques à la main. Demandez si le contrat comporte une clause de changement de fournisseur au titre du règlement européen sur les données (Data Act) : STACKIT, UpCloud, Exoscale, Gcore, Leaseweb et Aruba Cloud en ont une, et Exoscale et Clever Cloud peuvent renoncer aux frais de trafic sortant quand vous partez, même si les conditions d'Exoscale prévoient aussi des frais de récupération de données pouvant atteindre 0,12 € par Go.
- Chiffrez à part le trafic sortant et l'IPv4. Au-delà de la franchise gratuite, le trafic sortant coûte 80,30 € par To chez AWS et 100 € chez Evroc, et rien chez STACKIT. L'IPv4 bouge : OVHcloud a commencé à la facturer séparément sur les instances Gen3 le 1er octobre 2026, Scaleway l'a augmentée de 25 % en juin, et Evroc facture 7,30 € par mois et par adresse.
- Lisez les règles de réclamation du SLA, pas son pourcentage. Qui déclenche le compteur, de combien de jours vous disposez, quelles preuves vous devez fournir, le plafond, et si vous recevez de l'argent ou un avoir.
- Vérifiez les quotas par défaut et la vérification d'identité avant de fixer une date de migration. Ouvrez le compte des semaines à l'avance, demandez le quota correspondant à votre taille cible et obtenez-le par écrit.
- Découvrez où se trouve l'instance de secours de la base de données. Demandez l'emplacement, si la réplication est synchrone ou non, et le temps de basculement. IONOS, STACKIT et Nebius ne documentent pas ces trois éléments.
- Lisez l'historique de statut du fournisseur lui-même. Notez jusqu'où il remonte : environ une semaine sur la page d'accueil de Hetzner, deux semaines chez Evroc, 60 jours chez Infomaniak, aucun historique dans l'API publique de Leaseweb et aucune page de statut publique chez Aruba Cloud, contre un historique qui remonte à 2015 chez UpCloud. Vérifiez si les incidents d'une zone se propagent aux autres.
- Revérifiez chaque prix le jour où vous décidez. Les prix ont souvent changé en 2026. Les serveurs cloud de Hetzner ont augmenté de 30 % à 37 % le 1er avril et, pour les nouvelles commandes et les redimensionnements, de 38 % à 192 % le 15 juin. OVHcloud a changé ses prix en avril et en octobre, Scaleway en juin, Nebius en juin et en octobre et Elastx de 10 % en juillet, et UpCloud a annoncé de nouveaux prix pour le H100 et le B200 à partir du 20 octobre. Les préavis vont des trois jours que permet le contrat de Nebius aux trois mois accordés en pratique par Elastx, même si les conditions d'Elastx n'en fixent aucun.
- Vérifiez avec qui vous contractez réellement. L'entité, son pays et ses sous-traitants ultérieurs. Les documents de Koyeb nomment encore une société radiée. Upsun répertorie des sous-traitants ultérieurs américains dans chaque région. Nous n'avons trouvé ni DPA ni liste de sous-traitants ultérieurs pour Northflank, dont la page des sous-traitants ultérieurs du trust center ne s'affichait pas. Les conditions de CloudSigma pour Francfort nomment une filiale allemande absorbée par enthus en octobre 2025.
Sources
Vérifiées les 15 et 16 octobre 2026.
Hetzner
- Tableaux d'ajustement des prix et API de prix
- Spécification de l'API Cloud
- SLA Cloud
- Page de statut et incident de capacité cloud du 26 juin 2026
- Mentions légales et attestation BSI C5 Type 2
OVHcloud
- Prix du Public Cloud et détail des prix d'octobre 2026
- Specific Conditions for Public Cloud Services, 26 août 2026
- Portail de statut
- Document d'enregistrement universel 2025
- Cour d'appel de Douai, 24 avril 2025
Scaleway
- Tarifs des Instances et mise à jour des prix du 27 avril 2026
- SLA
- Page de statut et post-mortem du 10 mars 2025
- iliad Group Annual Financial Report 2025
IONOS Cloud
STACKIT
- API de prix et grille tarifaire
- Terms of Use v1.3.2
- Page de statut
- Résultats du groupe Schwarz, 11 juin 2026
UpCloud
- Tarifs (archivés le 7 octobre 2026) et calculateur
- Conditions d'utilisation avec SLA (archivées le 2 octobre 2026)
- Page de statut
- Fiche UpCloud dans le portefeuille de Tesi
Exoscale
- Tarifs et Conditions générales
- SLA des Instances
- Incident 247488, 1er septembre 2026
- A1 Group Annual Financial Report 2025
T Cloud Public (anciennement Open Telekom Cloud)
- API de prix
- Description de service, 9 octobre 2026
- Événements de statut
- Rapport annuel 2025 de Deutsche Telekom, capitaux propres
Infomaniak
- Prix du Public Cloud
- Documents juridiques, dont les conditions et le SLA du Public Cloud
- Statut du Public Cloud
- Page investisseurs
Gcore
- Tarifs cloud et tarifs IA
- Documents juridiques : MSA, SLA, DPA
- Page de statut
- Partenariat entre Northern Data et Gcore, 2 avril 2025 et Rumble finalise l'acquisition de Northern Data, ainsi que communication intermédiaire de Northern Data, T1 2026, déposée par Rumble le 28 août 2026
Leaseweb
- Tarifs du cloud public, Amsterdam et ancienne plateforme
- Sales Terms and Conditions, 1er août 2026
- Service Level Agreement, 1er septembre 2026
- Fiche GLEIF de la société mère ultime
Aruba Cloud
- Tarifs
- Terms and Conditions v1.4
- Service Level Agreement v1.3
- Communiqué d'Aruba à la Consob, 16 novembre 2017
Elastx
- Tarifs
- SLA de disponibilité et SLA de support
- Page de statut
- Fiche Elastx dans le portefeuille de Sobro
Cleura
- Tarifs et prix en JSON
- Terms of Service for Public Cloud
- Page de statut
- Cession d'Iver par EQT, 2 juillet 2021
Cyso Cloud
CloudSigma
- Grille tarifaire de Genève et statut du cloud de Genève
- SLA de Genève
- Page de statut
- Registre du commerce, CLOUDSIGMA Holding AG
plusserver
- pluscloud open
- General Terms and Conditions v3.1.4
- Rapport BSI C5 Type 2 2025
- Page de statut
- PlusHolding GmbH, Re [2024] EWHC 828 (Ch)
Evroc
Clever Cloud
- Tarifs et API de prix
- Conditions générales d'utilisation
- Page de statut
- Fiche de l'annuaire des entreprises
Upsun
Koyeb
- Tarifs
- Service Level Agreement et Data Processing Agreement
- Koyeb is joining Mistral AI, 17 février 2026
- Annonce BODACC B202600692856, 10 avril 2026 et données ouvertes du BODACC
Northflank
Nebius
- Prix et tarification du calcul
- Services Agreement et SLA
- Page de statut
- Rapport annuel sur formulaire 20-F pour 2025
Nscale
Fluidstack
- Fluidstack relocates its global headquarters to New York City, 4 décembre 2025
- Terms and Conditions
- Companies House, Fluidstack Ltd
AWS et Azure
- AWS Price List API et tarifs EC2 à la demande
- Régions et zones de disponibilité AWS et déploiements RDS Multi-AZ
- Amazon Compute SLA, quotas d'instances EC2 et fin des offres Developer, Business et Enterprise On-Ramp
- Azure Retail Prices API et zones de disponibilité Azure
- Haute disponibilité d'Azure Database for PostgreSQL et retraits de VM et restrictions de capacité
- SLA for Microsoft Online Services et offres de support Azure
- Taux de référence de l'euro de la BCE, 15 octobre 2026
Offres souveraines et cadres européens
- AWS, Opening the AWS European Sovereign Cloud, ESCA, FAQ et tarifs
- Microsoft, What is Microsoft Sovereign Cloud?, Data Guardian et How Microsoft is addressing digital sovereignty in Switzerland
- Google Cloud, Delivering a secure, open, and sovereign digital world, 7 février 2026
- S3NS, qualification SecNumCloud de PREMI3NS, disponibilité générale et produits ; Thales, cloud souverain en Allemagne, 20 mai 2026
- Bleu, Qui sommes-nous et J1 de la qualification SecNumCloud ; Delos Cloud, page d'accueil, archivée le 1er octobre 2026
- ANSSI, catalogue des services qualifiés, mis à jour le 16 octobre 2026 et prestataires SecNumCloud en cours de qualification
- Sénat, commission d'enquête sur la commande publique, audition de Microsoft France, 10 juin 2025
- Assemblée nationale, commission d'enquête sur les dépendances numériques, table ronde avec Microsoft, Google et AWS, 13 mai 2026
- Commission européenne, Commission advances cloud sovereignty through strategic procurement, 17 avril 2026, et Cloud Sovereignty Framework v1.2.1
- Service de recherche du Parlement européen, Cybersecurity Act review: what to expect, 5 janvier 2026
Données et cloud
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