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Par Kristijan Sekereš

CloudSigma en 2026 : un avis honnête pour les équipes qui quittent AWS ou Azure

Baies de serveurs dans un centre de données

En Europe, un développeur peut aujourd'hui ouvrir un compte CloudSigma à deux endroits : Genève, auprès de la société suisse CLOUDSIGMA AG, et Dublin, auprès du partenaire irlandais ServeCentric. Francfort et Düsseldorf tournent toujours, mais leurs propres endpoints de statut publics indiquent qu'ils n'acceptent plus de nouvelles inscriptions. CloudSigma, établi à Zoug, se sert désormais de son site pour vendre une plateforme cloud en marque blanche aux opérateurs télécoms et aux hébergeurs.

À Genève, vous obtenez de simples serveurs KVM dimensionnés au GHz et au Gio près, sous contrat de droit suisse, bon marché si vous prépayez un mois : notre charge de départ coûte 34,19 € avec un abonnement d'un mois. Sans cet engagement, elle coûte 151,71 €, car les prix en paiement à l'usage se situaient 3 à 5,5 fois au-dessus de l'abonnement. Il n'y a ni base de données managée, ni load balancer, ni zone de disponibilité, le système de tickets du support est en panne depuis le 28 septembre 2026, et les accords de traitement des données citent toujours le Privacy Shield UE-États-Unis.

Cet article fait partie d'une série qui compare 24 fournisseurs de cloud européens à AWS et Azure ; la vue d'ensemble les met côte à côte. Tout ce qui suit a été vérifié les 15 et 16 octobre 2026, chaque fois à la source : documentation, documents juridiques, endpoints publics de prix et de statut, historique de statut de CloudSigma, registre du commerce suisse et témoignages d'utilisateurs. Nous n'avons ni ouvert de compte ni fait tourner de charges de travail.

L'essentiel

CloudSigma
Siège et contrôleZoug, Suisse. CLOUDSIGMA AG, avec CLOUDSIGMA Holding AG à la même adresse. Actionnaires non publiés : aucun propriétaire non européen trouvé, aucun exclu
Régions et zonesQuatre sites européens, chacun un cloud distinct avec son propre compte et son propre contrat : Genève, Francfort, Düsseldorf (exploité par enthus) et Dublin (exploité par ServeCentric). Dix autres hors d'Europe. Aucune zone de disponibilité nulle part
Charge de travail A (départ)Genève : 151,71 € par mois en paiement à l'usage, 34,19 € avec un abonnement d'un mois. Stockage objet non vendu sur ce site
Charge de travail B (production)Genève : 1 621,68 € en paiement à l'usage, 342,69 € avec un abonnement d'un mois, pour le calcul, le disque et l'IPv4 uniquement. Ni load balancer, ni PostgreSQL managé, ni stockage objet, ni plan de contrôle Kubernetes
Trafic sortant5 Tio par mois gratuits par compte à Genève et à Francfort, 1 Tio à Dublin ; ensuite 0,0399 € par Gio en abonnement, jusqu'à 0,2193 € en paiement à l'usage
SLA du calcul« 100 % » pour les VM et le réseau, sous forme de formule d'avoir : 50 fois les frais pour une panne de plus de 15 minutes, plafonné à un mois de frais, CloudSigma étant seul juge
Support inclusTickets, chat et e-mail au titre d'« efforts raisonnables », sans objectifs de réponse et sans offre payante. Système de tickets en panne depuis le 28 septembre 2026
Qui peut s'inscrireTout le monde, à Genève et à Dublin, avec un crédit prépayé. Francfort et Düsseldorf n'acceptent plus de nouvelles inscriptions. Une pièce d'identité avec photo peut être demandée à tout moment

Ce que vous pouvez construire

L'offre varie selon le site.

Ce dont vous avez besoinCloudSigmaAWSAzure
Machines virtuellesserveurs KVM dimensionnés librement : CPU en GHz, RAM en Gio, n'importe quel OS, images personnalisées. CPU partagé uniquement ; ni vCPU dédiés ni bare metalEC2Virtual Machines
GPUNVIDIA A100 80 Go, avec un prix à Genève uniquement ; L40S annoncé en janvier 2026, sans prix publicEC2 P et Gséries NC et ND
Stockage blocdisques SSD, NVMe et adossés à Zadara ; NVMe local à Genève et à DublinEBSManaged Disks
Stockage objeten Europe, à Düsseldorf uniquement ; aucune documentation d'API S3 trouvéeS3Blob Storage
Bases de données managéesaucuneRDSAzure Database
Kubernetes« KubeDC », présenté comme entièrement managé dans l'application web ; aucune documentation publique, aucun SLAEKSAKS
Réseau privéVLAN ; une API VPC ajoutée en février 2026, désactivée sur les quatre sites européensVPCVNet
Répartition de chargeaucune. Un Virtual Router à instance unique, « pas un service managé confirmé ni une architecture haute disponibilité », chiffré à Düsseldorf à 130 € par moisELBLoad Balancer
Sauvegardeplanificateurs de sauvegarde, instantanés, instantanés distants vers un autre siteAWS BackupAzure Backup

Ce qui manque face à AWS et Azure : des bases de données managées, quel que soit le moteur, un load balancer managé, du stockage objet ailleurs qu'à Düsseldorf, du stockage de fichiers, un registre de conteneurs, du serverless, des files de messages, du DNS, un CDN, un WAF, de la gestion des clés (les VM disposent d'un TPM virtuel) et une supervision allant au-delà des rapports d'usage et des journaux d'audit. Ce que remplace CloudSigma, c'est EC2, EBS et un VPC, facturés ressource par ressource.

L'API est propre à CloudSigma, avec un endpoint par site, sans spécification OpenAPI ni CLI officielle, et elle s'authentifie avec l'adresse e-mail et le mot de passe du compte. La dernière version du provider Terraform est la 2.9.0, du 28 juillet 2024, et il ne sait créer que des serveurs, des disques, des instantanés, des clés SSH et des tags : une IP statique ou un VLAN ne peuvent donc pas être achetés depuis Terraform. Les SDK Python et Go ont reçu des commits en octobre 2026. Point positif : chaque site publie ses prix, sa franchise gratuite, l'état des inscriptions et les fonctionnalités activées via des endpoints publics, sans connexion.

Ce que ça coûte

Le site web ne publie plus de grille tarifaire depuis sa refonte de 2026, mais l'API de chaque site publie la sienne, et les chiffres ci-dessous en sont tirés : prix catalogue en euros, hors TVA, vérifiés les 15 et 16 octobre 2026, sur la base de 730 heures par mois.

Deux prix pour tout. Chaque ressource a un prix d'abonnement, prépayé pour 1, 3, 6 ou 12 mois, et un prix « burst » en paiement à l'usage qui évolue entre les niveaux 0 et 20, « calculé toutes les 5 minutes en fonction de l'utilisation du cloud ». Le 16 octobre 2026, le CPU de Genève était au niveau 12 (4,0 fois le prix d'abonnement), la RAM au niveau 18 (5,5 fois) et le trafic au niveau 20, le maximum. Une grille tarifaire archivée de Zurich, d'août 2024, affiche CPU 11, RAM 18 et trafic 20 : les niveaux élevés semblent donc durables, sur la foi d'un seul point de comparaison.

Nous comptons un vCPU comme un cœur à 2,0 GHz (à 3,0 GHz, les lignes de CPU sont 1,5 fois plus élevées) et déduisons la franchise gratuite de Genève : 1 Gio de RAM, 50 Gio de SSD, 50 Gio de NVMe et 5 Tio de trafic sortant par mois.

Charge de travail A, une configuration de départ : une VM avec 2 vCPU et 4 Go, un disque de 40 Go, une adresse IPv4, 1 To de trafic sortant et 100 Go de stockage objet.

LignePaiement à l'usageAbonnement d'un mois
CPU, 2 cœurs à 2,0 GHz68,6217,23
RAM, 4 Gio moins 1 Gio gratuit70,9612,92
40 Gio de SSD, 1 To de trafic sortant0,00 (franchise gratuite)0,00 (franchise gratuite)
IPv4 statique12,134,04
100 Go de stockage objetnon vendu à Genèvenon vendu à Genève
Total151,7134,19

AWS facture 112,37 € et Azure 116,15 € pour la charge A à Francfort, stockage objet compris. Sans lui, CloudSigma avec un abonnement d'un mois coûte environ 30 % du prix d'AWS ; en paiement à l'usage, environ 35 % de plus.

Charge de travail B, un petit système de production : trois VM de 4 vCPU et 16 Go avec chacune une adresse IPv4, 300 Go de SSD, un load balancer, un PostgreSQL avec une instance de secours, 1 To de stockage objet avec requêtes, un plan de contrôle Kubernetes et 2 To de trafic sortant.

LignePaiement à l'usageAbonnement d'un mois
CPU, 3 x 4 cœurs à 2,0 GHz411,72103,37
RAM, 48 Gio moins 1 Gio gratuit1 111,64202,43
300 Gio de SSD moins 50 Gio gratuits61,9224,76
3 IPv4 statiques36,3912,13
2 To de trafic sortant0,00 (franchise gratuite)0,00 (franchise gratuite)
Load balancer, PostgreSQL HA managénon vendunon vendu
1 To de stockage objetnon vendu à Genèvenon vendu à Genève
Plan de contrôle Kubernetesnon chiffrablenon chiffrable
Total (calcul, disque, IPv4)1 621,68342,69

Quatre des lignes de la charge B n'ont pas d'équivalent CloudSigma à Genève. AWS facture 1 082,61 € et Azure 1 091,88 € pour l'ensemble de la charge B ; les totaux de CloudSigma couvrent moins, et il vous faudrait ajouter vos propres load balancers et votre paire PostgreSQL.

Francfort, réservé aux clients existants, affichait des niveaux de burst plus bas ce jour-là : charge A à 103,17 € en paiement à l'usage ou 31,40 € en abonnement, charge B à 1 075,37 € ou 315,62 €.

Trafic sortant et IPv4. Au-delà des 5 Tio gratuits, le Gio coûte 0,0399 € en abonnement ou 0,2193 € au niveau de burst 20 : 1 To au-delà de la franchise revient donc à 204,24 € en paiement à l'usage. Une IPv4 statique coûte 3,988 € pour 30 jours en abonnement, ou 11,964 en burst.

Facturation. Le crédit est prépayé, par carte ou par virement bancaire (Dublin n'accepte que les cartes), dans une devise choisie une fois pour toutes à l'inscription. CloudSigma peut suspendre le service quand le solde couvre « moins de 24 heures d'utilisation », et après cinq jours ouvrables à zéro, peut résilier et « supprimer immédiatement toutes les données ».

GPU. L'A100 80 Go coûte 997 € en abonnement ou 1 994 € en burst à Genève. L'API libelle l'unité « unit/hour » avec un multiplicateur de 30 jours : nous la lisons donc comme un prix pour 30 jours, soit environ 1,38 € et 2,77 € par heure GPU. Aucun H100, H200, B200 ni L4 n'apparaît sur aucun des 14 sites.

Évolution des prix. Les prix d'abonnement de Genève en octobre 2026 sont identiques à ceux de Zurich en août 2024, ligne à ligne en CHF ; nous n'avons trouvé aucune hausse.

Fiabilité

Pas de zones. Chaque site européen renvoie host_availability_zones: false. « Availability Grouping and Avoid » place des serveurs ou des disques sur des infrastructures distinctes au sein d'une même installation, pas dans un second bâtiment. La haute disponibilité suppose un second site, c'est-à-dire un second compte et un second contrat, et sans base de données managée, il n'y a pas d'instance de secours à placer.

Le SLA. Chaque site sert son propre SLA ; celui de Genève est daté du 1er janvier 2019, et le texte est en substance le même partout.

  • « Disponibilité à 100 % des serveurs virtuels pour tout mois calendaire donné » (matériel et hyperviseur uniquement) et « disponibilité du réseau à 100 % ».
  • L'avoir vaut « 50 fois les frais » pour une indisponibilité « de plus de 15 minutes », comptée à partir de votre signalement ou de la supervision de CloudSigma, selon ce qui survient en premier. Une panne de VM de 30 minutes donne droit à 25 heures des frais de cette VM.
  • Les avoirs sont plafonnés à 100 % des frais des 30 jours précédents, s'imputent sur le service futur, jamais en espèces, et constituent « l'unique et exclusif recours ».
  • Vous réclamez par e-mail « dans les 30 jours calendaires suivant l'incident ». CloudSigma est « seul juge de l'attribution d'un avoir ».
  • Exclus : « les défaillances, actes ou omissions de nos fournisseurs en amont », les attaques par déni de service et « les activités des forces de l'ordre ».
  • Aucun SLA ne couvre la disponibilité du stockage, l'API, le stockage objet ni Kubernetes.

Les conditions limitent la responsabilité au « montant que vous nous avez payé au cours du mois immédiatement précédent » et précisent que CloudSigma « n'est responsable d'aucune sauvegarde ni restauration ». AWS s'engage sur 99,99 % pour EC2 réparti sur deux zones ou plus et sur 99,5 % pour une instance unique ; Azure sur 99,99 % sur plusieurs zones.

Page de statut et incidents. status.cloudsigma.com a une page par site ; celle de Genève recense 37 incidents depuis avril 2019. Les post-mortems sont envoyés par e-mail aux clients concernés et ne sont pas publiés.

DatePérimètreCe qui s'est passéDurée
25 juil. au 4 août 2025Genève« Les disques et la création de disques sont alternativement disponibles et indisponibles » ; disques des VM en cours d'exécution non touchésune dizaine de jours
18 nov. 2025l'application web de chaque siteune panne de Cloudflare a rendu les applications web injoignables ; serveurs non touchésde 12 h 06 à 18 h 12
7 et 8 sept. 2026Genève et Zurich« un redémarrage simultané inattendu d'équipements du réseau du cloud » a coupé le réseau vers tous les nœuds de stockage ; un nouveau problème réseau le lendemainZurich rétabli à 15 h 38 le 7 sept. ; de 06 h 45 à 15 h 40 le 8 sept.
28 sept. 2026tous les siteschat et tickets indisponiblestickets toujours en panne le 16 oct. 2026

Les pannes ont dépassé les frontières entre sites. La panne de septembre 2026 a touché deux clouds à la fois, et le 31 janvier 2024, Zurich, Genève et Francfort étaient tous injoignables de 13 h 42 à 18 h 05, ce qui a été attribué à « un problème de grande ampleur affectant les services de plusieurs FAI le long du point d'échange du backbone ». L'application web de chaque site est derrière Cloudflare, et le système de support est partagé : un second site n'est pas entièrement indépendant.

Support

Aucune offre de support n'est publiée, gratuite ou payante. Les conditions promettent des « efforts raisonnables pour répondre à toutes les demandes », sans objectifs de réponse. Les horaires ne sont pas publiés. Dublin est assisté par ServeCentric et Düsseldorf par enthus.

Les canaux sont les tickets de l'application web, le chat en direct et l'e-mail à support@cloudsigma.com. Depuis le 28 septembre 2026, les tickets « ne peuvent pas être ouverts depuis la WebApp » et les clients sont invités à écrire par e-mail ; le chat a été en panne du 28 au 30 septembre puis de nouveau le 15 octobre, et le système de tickets était toujours en cours de réparation à la dernière mise à jour de ce jour-là.

AWS et Azure vendent tous deux des offres payantes avec objectifs de réponse, à partir de 29 USD par mois chez AWS Business Support+ et de 100 USD chez Azure Standard. CloudSigma n'en vend aucune.

Ouvrir un compte

Le cloud_status public de chaque site indique s'il accepte de nouveaux clients. Au 16 octobre 2026 :

SiteContrat avecNouvelles inscriptions
GenèveCLOUDSIGMA AG, Zougouvertes, sans essai gratuit
DublinServeCentricouvertes, sans essai gratuit
FrancfortCLOUDSIGMA Germany GmbH, absorbée par enthus GmbH en octobre 2025fermées
Düsseldorfenthus GmbHfermées

À Genève, un compte demande une adresse e-mail et un lien de confirmation, ou une connexion via GitHub, Google ou Keycloak ; l'« essai gratuit de sept jours » de l'application web est désactivé sur les quatre sites européens.

Les conditions permettent à CloudSigma de « vérifier votre identité à tout moment », y compris au moyen d'« un original ou d'une copie certifiée conforme d'une pièce d'identité avec photo » et d'un justificatif de domicile ; il peut aussi suspendre un compte « lié à une personne physique ou morale » dont le compte a été résilié, et « modifier l'API ou en suspendre la fourniture à tout moment et sans préavis ».

Les quotas par défaut ne sont pas publics. Les serveurs de la charge B peuvent être achetés dès le premier jour si le quota autorise trois serveurs de 8 GHz et 16 Gio, ce que nous n'avons pas pu confirmer ; rien d'autre de la charge B n'existe à provisionner.

Conformité et protection des données

RéférentielStatut
ISO 27001, 27017, 27018, 9001, 14001, 20000-1, PCI DSS, SOC 2, « conforme au RGPD »Affirmé sur le site ; preuves sur demande uniquement. Aucun numéro de certificat, organisme, date ni liste de sites ; type de SOC 2 non précisé
BSI C5, SecNumCloud, HDS, TISAX, ENSNon revendiqués
Certificats des centres de donnéeslistés par installation sur une page de 2022 : les certificats des bâtiments, pas ceux de CloudSigma

Nous n'avons trouvé nulle part, en accès public, de document de certificat au nom de CloudSigma lui-même.

DPA. Chaque site a le sien : celui de Genève est daté du 1er janvier 2019, celui de Francfort du 23 mai 2018. Pour les transferts hors de l'EEE, tous deux s'appuient sur l'adéquation, des « garanties juridiquement reconnues, telles que le Privacy Shield UE-États-Unis », ou des clauses contractuelles types de la « Décision 2010/87EU ». La CJUE a invalidé le Privacy Shield en juillet 2020 et les clauses de 2010 ont été remplacées en 2021 ; les documents n'ont pas été mis à jour.

Sous-traitants ultérieurs. Aucune liste n'est publiée, seulement une liste « sur demande ». Cloudflare, qui se trouve devant l'application web et l'API de chaque site, n'apparaît donc sur aucune.

Localisation des données. Aucune clause du DPA n'engage sur un pays ; l'engagement tient à la structure, puisque chaque site est un cloud et un contrat distincts.

Qui le contrôle

CLOUDSIGMA AG (IDE CHE-115.204.434) et CLOUDSIGMA Holding AG ont toutes deux leur siège à Zoug. La part de CLOUDSIGMA AG que détient aujourd'hui la holding ne figure pas dans l'extrait public, et une AG suisse ne tient pas de registre public des actionnaires : les propriétaires ne sont donc pas publiés.

Deux augmentations de capital ont converti des créances en actions de la holding : 6 506 224,71 USD le 20 octobre 2022 et 800 000 CHF le 4 décembre 2025. Les détenteurs de ces créances ne sont pas publiés. Le seul investissement extérieur connu est un tour de table de business angels en 2011, mené par Anthony Foy et Phil Collerton, anciens dirigeants d'Interxion. Nous n'avons trouvé aucune société mère ni aucun actionnaire non européen ; aucun ne peut être exclu.

Le registre désigne Brad Anthony Foy (britannique) comme président du conseil d'administration et le cofondateur Robert Jenkin (britannique) comme vice-président ; le site présente Jenkin comme président. L'ingénierie serait basée à Sofia, en Bulgarie, un fait que nous n'avons vu que dans un extrait d'annuaire d'entreprises.

Le contrat de Genève relève du droit suisse, mais ses documents divergent sur le tribunal compétent : Zoug dans les conditions de Genève de janvier 2023, Zurich dans les conditions du site web du 1er juillet 2026, qui renvoient désormais une erreur HTTP 410.

À qui appartient l'infrastructure. La plateforme appartient à CloudSigma, sur KVM.

  • Genève : le propre réseau de CloudSigma, chez Safe Host SH2 selon une liste de 2022.
  • Francfort : l'espace d'adressage de CloudSigma, chez Equinix FR6 selon la même liste. Ses conditions nomment CLOUDSIGMA Germany GmbH, qui, d'après un résumé de registre, est passée à enthus GmbH en 2025 et a été absorbée par celle-ci le 15 octobre 2025. Aucun document publié ne permet de dire qui exploite Francfort aujourd'hui.
  • Düsseldorf : le cloud d'enthus, sur le logiciel de CloudSigma, dans un centre de données d'enthus. enthus indique « Ihr einziger Vertragspartner ist die enthus GmbH » (votre seul cocontractant est enthus GmbH) et ne nomme pas CloudSigma.
  • Dublin : le centre de données de ServeCentric à Blanchardstown, sous des conditions irlandaises datées de 2018.

Partir

Un export de 10 To depuis Genève coûte environ 920 € sur un mois aux prix burst, ou rien s'il est étalé sur deux mois. Les disques se téléchargent sous forme d'images brutes, et de simples serveurs KVM n'emportent rien de propriétaire. L'enfermement est contractuel :

  • Les abonnements sont prépayés pour 1 à 12 mois, et à la résiliation, « votre solde de crédit ... ne sera pas remboursé », sauf si CloudSigma modifie les conditions et que vous partez.
  • La résiliation exige un préavis de 30 jours, et « une possibilité raisonnable de migrer votre environnement » n'est accordée que si aucun impayé n'est en cours.
  • Nous n'avons trouvé aucune condition de changement de fournisseur au titre du règlement européen sur les données (Data Act), applicable depuis le 12 septembre 2025.

Des sites disparaissent aussi : le nom d'hôte de Zurich sert désormais le cloud de Genève, et Londres, Boden en Suède et Cardiff, ouvert en août 2023, ont disparu, sans aucun avis de fermeture que nous ayons pu trouver.

Ce que disent les utilisateurs

Nous n'avons trouvé aucun témoignage d'utilisateur indépendant sur CloudSigma datant des 24 derniers mois : le commentaire de Hacker News le plus récent qui le mentionne date de janvier 2021 (25823429), et ce qui ressort pour 2025 et 2026 relève de sites d'avis et d'agrégateurs de pannes, que nous ne retenons pas comme preuves.

À qui il convient, et qui devrait chercher ailleurs

CloudSigma convient à une équipe qui veut de simples serveurs KVM dimensionnés au plus juste, en Suisse, sous contrat de droit suisse, qui exploite elle-même ses bases de données et sa répartition de charge et qui prépaiera des abonnements mensuels. Il convient aussi à un hébergeur à la recherche d'une plateforme cloud en marque blanche, ce que CloudSigma vend désormais.

Cherchez ailleurs si vous avez besoin de services managés, de haute disponibilité au sein d'une région, d'un compte en libre-service en Allemagne, de preuves de conformité publiées, d'un support avec objectifs de réponse ou d'une infrastructure as code qui couvre le réseau, ou si vous comptez rester en paiement à l'usage, ce qui annule le seul avantage de prix net.

Sources

Vérifiées les 15 et 16 octobre 2026.

Tarifs

Conditions et SLA

Documentation

Statut et incidents

Conformité

Entreprise et actionnariat

Témoignages d'utilisateurs

  • Hacker News : 25823429 (janvier 2021, le commentaire le plus récent qui mentionne CloudSigma)

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