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Par Kristijan Sekereš

Aruba Cloud en 2026 : un avis honnête pour les équipes qui quittent AWS ou Azure

Baies de serveurs dans un centre de données

Aruba S.p.A., établie à Ponte San Pietro près de Bergame, est surtout connue en Italie pour les noms de domaine, l'hébergement web, la PEC (messagerie électronique certifiée) et la signature électronique. Cet avis ne traite d'aucun de ces produits. Il porte sur Aruba Cloud pour les développeurs : la Cloud Management Platform (CMP), la plateforme plus récente d'Aruba, pilotée par API, et les anciennes gammes Cloud Server et Cloud VPS. Le calcul est bon marché, le trafic sortant des machines virtuelles est gratuit, et les centres de données appartiennent à Aruba, avec des certificats Rated-4 en Italie : notre charge de départ coûte 24,67 € par mois. Les points faibles sont le catalogue et le manque de transparence qui l'entoure : pas de PostgreSQL managé, pas de load balancer pour les VM sur la CMP, un service MySQL plafonné à 100 Go sans haute disponibilité documentée, tous les services managés dans une seule région, pas de page de statut publique, un seul SLA générique et aucun délai de réponse du support.

Cet article fait partie d'une série qui compare 24 fournisseurs de cloud européens à AWS et Azure ; la vue d'ensemble les met côte à côte. Tout ce qui suit a été vérifié les 15 et 16 octobre 2026, chaque fois à la source : documentation, conditions contractuelles, pages de tarifs et certificats d'Aruba, catalogue de l'agence italienne de cybersécurité, documents réglementaires déposés et témoignages d'utilisateurs. Nous n'avons ni ouvert de compte ni fait tourner de charges de travail.

L'essentiel

Aruba Cloud
Siège et contrôlePonte San Pietro (Bergame), Italie. Aruba S.p.A., une société privée détenue par la famille Cecconi ; un document déposé auprès de la Consob en 2017 désigne Giorgio Cecconi comme bénéficiaire effectif. Non cotée
Régions et zonesCMP : une région, Bergame, avec trois zones. VM classiques : huit centres de données, en propre à Arezzo (deux), à Bergame et à Ktiš (République tchèque), sites partenaires à Paris, Francfort, Londres et Varsovie. Rien hors d'Europe
Charge de travail A (départ)24,67 € par mois sur la CMP à Bergame ; 8,33 € en Cloud VPS
Charge de travail B (production)267,91 € à Bergame, pas à périmètre égal : pas de load balancer pour les VM, MySQL dans une seule zone au lieu de PostgreSQL avec instance de secours
Trafic sortantGratuit et non mesuré depuis la CMP et les Cloud Servers classiques (port de 1 Gbit/s). Cloud VPS : de 2 à 100 To par mois. Object Storage : 50 € par To
SLA du calcul99,95 % par an pour les nœuds physiques et l'accessibilité réseau ; 99,8 % pour deux gammes de VPS. Pas de SLA par service. Avoirs uniquement sous forme de crédit dans le panneau
Support inclusUn seul niveau, tickets 24/7. Aucun objectif de réponse publié
Qui peut s'inscrireParticuliers, entreprises, indépendants et administrations publiques, une fois le crédit prépayé encaissé. Aucune vérification d'identité systématique documentée

Ce que vous pouvez construire

Aruba Cloud, ce sont deux plateformes sous une même marque, avec des consoles distinctes. La CMP est la partie comparable à AWS ou Azure, et elle n'existe que dans une région, ITBG-Bergamo. La gamme classique (OpenStack Cloud Server, anciennement « Cloud PRO », VMware Cloud Server et Cloud VPS) vend des serveurs de taille fixe dans huit centres de données. L'Object Storage est encore à part, sur sept sites.

Ce dont vous avez besoinAruba CloudAWSAzure
Machines virtuellesCMP : VDC Cloud Server (OpenStack, de 1 à 32 vCPU). Classique : Cloud Servers OpenStack et VMware, Cloud VPS. Aucune offre présentée comme à vCPU dédiésEC2Virtual Machines
Bare metalServeurs dédiés, au mois, à Arezzo et à Bergame ; clusters ProxmoxEC2 metalBareMetal Infrastructure
GPUL40S et GeForce RTX 4080 Super (GPU on Demand), serveurs RTX 4070 Super, au mois. Ni H100, ni H200, ni B200, ni L4EC2 G et Pséries NC et ND
Stockage blocBlock Storage de la CMP, NVMe, par zone ou « Regional » sur trois zonesEBSManaged Disks
Stockage objetCloud Object Storage (Ceph, compatible S3), sept sitesS3Blob Storage
Bases de données relationnellesDBaaS de la CMP : MySQL 8.0 et SQL Server 2022 uniquement, une zone, 100 Go au plusRDSAzure SQL, Database for MySQL
PostgreSQL managéaucunRDS for PostgreSQLDatabase for PostgreSQL
KubernetesAruba Managed Kubernetes, conforme CNCF pour la v1.35, plan de contrôle sur trois zones en optionEKSAKS
PaaSApplication Platform (Virtuozzo), Arezzo uniquementElastic BeanstalkApp Service
RéseauCMP : VPC, sous-réseaux, groupes de sécurité, peering, VPN site à siteVPC, VPNVNet, VPN Gateway
Load balancerCMP : uniquement comme load balancer de service Kubernetes. Classique : pour les serveurs VMware, certains VPS et les serveurs dédiésELBLoad Balancer
IAAI Models : modèles à poids ouverts derrière une API de style OpenAIBedrockAzure AI Foundry
SauvegardeBackup Agentless, Cloud Backup (Commvault, EVault), VeeamAWS BackupAzure Backup

Absents purement et simplement : PostgreSQL, Redis, MongoDB, Kafka et OpenSearch managés, les fonctions, les files de messages, un CDN et un gestionnaire de secrets. L'identité se résume à des projets et à des identifiants clients d'API, sans modèle de rôles ni de permissions que nous ayons trouvé. La protection DDoS n'est pas vendue comme un produit. L'Object Storage dit « prendre entièrement en charge le protocole S3 », mais ne publie aucune liste de ce qu'il laisse de côté ; le versionnage, les règles de cycle de vie et les politiques de bucket ne sont pas documentés.

L'outillage de la CMP est récent et propre à Aruba : un provider Terraform et OpenTofu (1.0.0 le 22 juillet, 1.1.1 le 7 septembre 2026) avec 25 types de ressources, mais aucun pour un load balancer ou le stockage objet, un SDK Go, une CLI, un provider Crossplane, et une documentation d'API publiée pour la première fois le 16 mai 2026, dont la page de métadonnées liste encore Kubernetes 1.31 à 1.33. La gamme classique n'a pas de provider Terraform actuel ; ses anciens SDK ont été archivés en 2018 et 2019.

Ce que ça coûte

Prix catalogue d'Aruba Cloud en euros, hors TVA, tirés de ses pages de tarifs, vérifiés les 15 et 16 octobre 2026, à Bergame (ITBG, centre de données IT3), sur la base de 730 heures par mois. Francfort (DE1), un site partenaire sans base de données managée ni Kubernetes, figure comme variante.

Charge de travail A, une configuration de départ : une VM avec 2 vCPU et 4 Go, un disque de 40 Go, une adresse IPv4, 1 To de trafic sortant et 100 Go de stockage objet.

LigneChoixEuros par mois
VMCMP VDC Cloud Server O2A4, 2 vCPU, 4 Go, sans disque17,52
Disque40 Go de Block Storage Standard de la CMP, une zone1,46
IPv4 publiqueElastic IP3,65
1 To de trafic sortantinclus, illimité0,00
100 Go de stockage objetCloud Object Storage, paiement à l'usage2,04
Total24,67

AWS facture 112,37 € et Azure 116,15 € pour la même chose à Francfort : la CMP coûte donc 22 % du prix d'AWS ; chez AWS, le To de trafic sortant pèse à lui seul 81,00 USD sur une facture de 125,95 USD. En Cloud VPS (OpenStack VPS O2A4 avec 40 Go, 25 To de trafic et une adresse IPv4 inclus), le total est de 8,33 €, facturé au mois, sans Terraform. À Francfort, sur un Cloud Server OpenStack classique (si Francfort vend ce type, ce qui n'est pas confirmé), la charge revient à 23,21 €, ou 26,86 € si son IPv4 est facturée, point sur lequel les pages d'Aruba elles-mêmes se contredisent.

Charge de travail B, un petit système de production : trois VM de 4 vCPU et 16 Go avec chacune une adresse IPv4, 300 Go de stockage bloc SSD, un load balancer, un PostgreSQL avec 2 vCPU, 8 Go et 100 Go en primaire plus instance de secours, 1 To de stockage objet avec 1 million de requêtes PUT et 10 millions de requêtes GET, un plan de contrôle Kubernetes et 2 To de trafic sortant.

LigneChoixEuros par mois
3 VMCMP VDC Cloud Server O4A16, 4 vCPU, 16 Go148,92
3 IPv4 publiquesElastic IP10,95
300 Go de stockage blocBlock Storage Standard de la CMP, une zone10,95
Load balancernon vendu pour les VM de la CMPnon chiffré
PostgreSQL avec instance de secoursnon proposé ; DBaaS MySQL 8.0 DBO2A8, 2 vCPU, 8 Go, une zone, sans instance de secours33,58
Stockage de la base de données100 Go, le maximum par instance6,57
1 To de stockage objetpaiement à l'usage ; requêtes illimitées20,44
Plan de contrôle Kubernetesplan de contrôle HA sur trois zones36,50
2 To de trafic sortantdepuis les VM, inclus0,00
Total267,91

Aruba ne dit pas si les vCPU du VDC sont partagés ou dédiés, et ne vend aucune taille présentée comme dédiée. Avec le plan de contrôle Kubernetes standard, qui n'a pas de prix affiché, le total est de 231,41 € ; un stockage bloc répliqué sur trois zones ajoute 6,57 €. La page du plan de contrôle HA indique 0,05 de l'heure mais « 36,00 par mois » ; nous avons retenu 730 heures.

AWS facture 1 082,61 € pour la charge B sur m7i.xlarge et Azure 1 091,88 € sur D4s_v5. Un pourcentage flatterait Aruba, car son total laisse de côté les éléments qui coûtent le plus à bien exploiter. Les lignes montrent où l'écart est réel : AWS facture les 2 To de trafic sortant 171,00 USD et son PostgreSQL HA 320,13 USD avec le stockage, là où Aruba ne facture rien pour le trafic sortant et 40,15 € pour une seule instance MySQL avec son stockage. Le plan de contrôle Kubernetes HA, à 36,50 €, coûte un peu plus de la moitié des 65,13 € d'EKS.

À Francfort, le VMware Cloud Server classique est la seule VM classique que le load balancer classique puisse desservir : trois VM, les disques, les adresses IPv4, le load balancer et le stockage objet reviennent à 385,59 €, sans base de données managée ni Kubernetes disponibles sur place.

Trafic sortant et IPv4. Les VDC Cloud Servers ont un « trafic illimité et inclus » sur une « carte réseau 1 Gb/s forfaitaire », et nous n'avons trouvé aucune clause d'usage raisonnable dans les conditions ni dans la politique d'utilisation acceptable ; c'est le port qui fixe le plafond en pratique. L'Object Storage fait exception : 0,50 € les 10 Go, soit 50 € par To, contre 80,30 € par To chez AWS au-delà de ses 100 Go gratuits. Ses forfaits incluent un trafic sortant égal à dix fois leur stockage (4 To avec 40 To de trafic sortant pour 60,00 € par mois). Une adresse IPv4 coûte 3,65 € par mois, le même nombre que ce que facturent AWS et Azure en dollars.

Facturation. Aruba Cloud fonctionne en prépaiement : vous rechargez un crédit, sur lequel sont prélevés les frais horaires, mensuels ou annuels. « Le Client peut utiliser le Service après l'encaissement du montant payé par Aruba » : un virement bancaire retarde donc le démarrage d'environ trois jours ouvrés ; la carte et PayPal sont immédiats. Le crédit fait office de plafond strict de dépenses. Le revers de ce plafond : quand le crédit est épuisé, les serveurs cloud sont éteints du jour 0 au jour 7, éteints ou archivés du jour 8 au jour 17, et supprimés au bout de 17 jours ; les clusters Kubernetes, l'Object Storage, le Block Storage, les Elastic IP et le VPC suivent le même calendrier. Nous n'avons trouvé aucun essai gratuit.

GPU, facturés au mois uniquement : une L40S coûte 1 979,90 € par mois, soit 2,71 € par heure GPU selon notre division, contre 2,08 € chez AWS à Francfort.

Évolution des prix. Des pages de tarifs archivées montrent deux tailles de Cloud VPS en hausse entre le 10 septembre et le 2 novembre 2025, sans annonce trouvée : l'OpenStack VPS O8A16 de 18,19 € à 19,89 € par mois (+9,3 %) et l'O16A32 de 31,29 € à 38,90 € (+24,3 %). Les deux tailles inférieures n'ont pas changé. Le VMware Cloud VPS a disparu de la page de tarifs en novembre 2025 ; nous n'avons trouvé aucun avis aux clients existants. Les prix de la CMP n'ont pas changé entre le 13 janvier et le 16 octobre 2026 ; les prix antérieurs n'ont pas pu être comparés, car les pages de tarifs actuelles n'apparaissent dans la Wayback Machine qu'à partir de janvier 2026. Les conditions permettent à Aruba de modifier ses prix avec un préavis de 30 jours, en invoquant par exemple « la hausse des coûts de l'électricité », avec un droit de rétractation.

Fiabilité

Ce qu'est une zone. La définition d'Aruba est stricte : « Les Zones ne partagent pas d'infrastructure physique, comme les centres de données, les serveurs, les équipements réseau, etc., et ne sont donc pas affectées par les pannes survenant dans d'autres Zones de la Région. » Sa base de connaissances range les trois zones de Bergame sous le seul campus IT3 de Ponte San Pietro. Les certificats ANSI/TIA-942 d'Aruba y nomment trois bâtiments, Data Center A, B et C. Que ces trois bâtiments soient les trois zones est plausible, mais Aruba ne le dit pas, et nous n'avons rien trouvé sur la distance qui les sépare. La CMP n'a pas de deuxième région : une architecture qui doit survivre à la perte du campus de Bergame ne peut donc pas rester sur les services managés d'Aruba.

Ce qui couvre plusieurs zones. Le Block Storage peut être « Regional », avec des « copies synchrones du volume sur trois zones différentes ». Le plan de contrôle Kubernetes HA est répliqué « sur 3 zones de disponibilité » et, « une fois activé, il ne peut pas être désactivé ». Ce n'est pas le cas du DBaaS : vous choisissez sa zone à la création sans pouvoir la changer, et aucune instance de secours, aucun réplica ni aucun basculement n'est documenté. La page produit promet « un SLA garanti de 99,98 % » et la documentation Terraform parle d'« un cluster de base de données managé et hautement disponible » ; ni l'une ni l'autre ne dit comment, et le SLA contractuel ne donne aucun chiffre pour le DBaaS. Nous ne retenons aucune HA documentée.

Le SLA. Un seul document, la version 1.3 en vigueur depuis le 31 juillet 2025, couvre tous les services d'Aruba Cloud :

ParamètreValeur
Alimentation et refroidissement du centre de données100 % par an
Accessibilité Internet, nœuds physiques99,95 % par an
VPS OpenStack Starter et VPS VMware99,8 % par an
Kubernetes, DBaaS, Object Storage, Block Storagepas de SLA propre ; les conditions génériques s'appliquent
Avoir5 % des dépenses des ressources concernées au cours des 30 jours précédents pour chaque tranche entière de 15 minutes au-delà de la limite, jusqu'à 300 minutes
Réclamationticket dans les 10 jours suivant la fin de la panne
  • L'avoir se lit comme 20 tranches de 5 % au plus, soit jusqu'à 100 % des 30 derniers jours des ressources concernées, versé sous forme de crédit dans le panneau. Les ressources n'accumulent aucuns frais pendant la panne.
  • La mesure est annuelle : les premiers 0,05 % d'une année (environ 4,4 heures) ne donnent donc droit à rien, et « Seules les pannes confirmées par le système de supervision d'Aruba seront prises en considération ».
  • Exclues : les « interventions extraordinaires à effectuer en urgence selon le jugement incontestable d'Aruba », notifiées « même moins de 48 heures » à l'avance. La maintenance planifiée, annoncée 48 heures à l'avance, ne compte pas.
  • Les conditions plafonnent la responsabilité au « montant payé par le Client pour le Service spécifique concerné au cours des 12 mois précédant le manquement », et Aruba « n'effectue pas de sauvegardes des données et contenus saisis par le Client », sauf commande.
  • Aruba peut modifier le SLA « à tout moment » ; le client peut alors se rétracter dans un délai de 30 jours.

AWS s'engage sur 99,99 % pour EC2 réparti sur au moins deux zones, avec des réclamations possibles jusqu'à la fin du deuxième cycle de facturation ; Azure donne 99,99 % entre zones et 60 jours pour réclamer. Les 99,95 % d'Aruba sont annuels, c'est sa propre supervision qui décide de ce qui compte, et dix jours, c'est un délai court.

Page de statut et incidents. Aruba Cloud n'a pas de page de statut publique : les adresses évidentes ne répondaient pas ou renvoyaient une erreur 404 le 16 octobre 2026. Nous n'avons trouvé aucun incident touchant tout un centre de données d'Aruba Cloud ou la région de Bergame d'octobre 2024 à octobre 2026, mais sans page de statut, cette absence est une preuve faible. La panne d'Aruba dont les lecteurs se souviennent peut-être, environ deux heures de défaillance du webmail et de la PEC le 28 septembre 2026 (Punto Informatico), n'a pas été signalée comme ayant touché le cloud.

L'incident ancien qui a fait date est l'incendie des armoires de batteries des onduleurs à Arezzo le 29 avril 2011, qui a coupé l'alimentation pendant environ 11 heures sans endommager les données des clients ; Aruba a ensuite remplacé tous les onduleurs et sorti les batteries des salles informatiques (01net, mai 2011).

Support

Il existe un seul niveau de support, inclus : un « service d'ASSISTANCE TECHNIQUE 24/7 » par ticket. Aucune offre payante pour Aruba Cloud ne figure sur les pages de tarifs ; la seule aide payante listée est un service de conseil à 50,00 € de l'heure, et les plus gros clients sont orientés vers Aruba Enterprise, la division conseil. Ni le SLA ni les conditions ne donnent de délai de première réponse ou de résolution : l'assistance « est fournie aux horaires et selon les modalités indiqués sur le site ».

Aruba indique que « Notre service de support opère depuis l'Italie ». Le site, le panneau et la base de connaissances existent en huit langues, dont l'anglais et l'italien ; les langues dans lesquelles le support répond ne sont pas précisées. Il n'y a pas de forum officiel ; des développeurs d'Aruba répondent aux issues GitHub du provider Terraform.

AWS Basic ne permet d'ouvrir aucun dossier technique et Azure Basic n'a pas d'objectif de réponse technique : le support inclus d'Aruba offre donc davantage. Mais un objectif d'une heure pour une panne de production peut s'acheter chez l'un comme chez l'autre (AWS Business Support+ à partir de 29 USD par mois ou 9 % des dépenses, Azure Standard à 100 USD par mois), alors que chez Aruba, il ne peut pas s'acheter du tout.

Ouvrir un compte

L'inscription passe par deux identités. D'abord un compte Aruba, créé en tant que particulier, entreprise, indépendant ou administration publique ; puis un compte Cloud (un identifiant du type ARU-12345) dont le mot de passe « est valable six mois ». Les services classiques s'ouvrent dans un panneau de contrôle distinct depuis la CMP. Rien ne tourne tant que le crédit prépayé n'a pas été encaissé.

Aucune vérification d'identité systématique ni aucun contrôle vidéo à l'inscription ne sont documentés. Les conditions permettent à Aruba de « vérifier ces informations et de demander, si nécessaire, des documents ou informations complémentaires », et de suspendre le service d'un client qui dissimule « sa véritable identité ».

Les limites documentées : 30 VM classiques par compte Cloud, 5 clusters Kubernetes par région, des node pools de 6 nœuds au plus, et 100 Go par instance DBaaS. Les quotas de la CMP pour les vCPU ou la mémoire ne sont pas publiés. La charge B dès le premier jour : probablement oui pour les éléments qui existent ; rien de publié ne l'empêche, mais aucun document ne le confirme. Chez AWS, le quota par défaut de 5 vCPU pour les instances standard est inférieur aux 12 de la charge B ; les 20 cœurs par région d'Azure suffisent sur le papier.

Deux clauses comptent plus tard. Aruba « peut suspendre le Service à sa propre discrétion et sans préavis » pour des motifs qui incluent un manquement, la sécurité et une demande judiciaire, mais aussi lorsque « le Client est impliqué, à quelque titre que ce soit, dans tout litige judiciaire ou extrajudiciaire de quelque nature que ce soit concernant des actes et comportements accomplis au moyen du Service ou s'y rapportant » ; pendant une suspension, « le Client ne pourra pas accéder aux données ». Et selon la politique d'utilisation acceptable, si vos IP publiques se retrouvent sur une liste noire comme celle de Spamhaus, Aruba peut suspendre ou résilier le service « que les IP aient été signalées ou mises sur liste noire ou non pour une cause imputable au client ».

Conformité et protection des données

Les certificats appartiennent à Aruba S.p.A. dans son ensemble, et tous les sites certifiés se trouvent en Italie.

RéférentielStatut
ISO/IEC 27001:2022, avec les mesures ISO 27017, 27018 et 27035Certificat consulté (Bureau Veritas), valable jusqu'au 9 octobre 2027. Couvre le cloud IaaS, SaaS et PaaS ; sites de Bergame, Arezzo, Rome, Bibbiena et Ferrare uniquement
CSA STAR niveau 2Certificat consulté, valable jusqu'au 23 janvier 2027
ISAE 3402 SOC 1 Type IIAttestation consultée, valable jusqu'au 14 novembre 2027 ; le rapport n'est pas public
ANSI/TIA-942 Rated-4Certificats consultés pour Arezzo IT1, les Data Centers A, B et C de Bergame, et le Data Center A de Rome IT4. Pas pour Arezzo IT2, ni pour aucun site hors d'Italie
SOC 2 Type IIAffirmé pour la PEC uniquement, pas pour le cloud
Code de conduite CISPE sur la protection des donnéesAffirmé
BSI C5, SecNumCloud, HDS, PCI DSS, TISAX, ENSAucun trouvé

Secteur public italien. Dans le catalogue de l'ACN, l'agence nationale italienne de cybersécurité, les services de la CMP destinés aux développeurs sont qualifiés au niveau 1, données ordinaires : le VDC (jusqu'en novembre 2028), Managed Kubernetes (jusqu'en juin 2028), le DBaaS et l'Object Storage (jusqu'en janvier 2028). Le niveau 3, qui admet les données publiques « stratégiques », revient au Virtual Private Cloud et au Hosted Private Cloud basés sur VMware, qualifiés QC3 le 19 décembre 2024. Aruba a annoncé la qualification QI3 de son infrastructure le 4 juin 2024 ; nous n'avons pas trouvé cette fiche dans le catalogue.

Protection des données. Le contrat de traitement des données est intégré aux conditions : les audits exigent un préavis d'au moins 20 jours, et la liste des sous-traitants ultérieurs est communiquée sur demande, non publiée, avec des changements notifiés 30 jours à l'avance et un droit de rétractation. Le seul sous-traitant ultérieur nommé est Virtuozzo International GmbH pour l'Application Platform, qui peut accéder aux données depuis des pays tiers sans décision d'adéquation, sous clauses contractuelles types. Il n'est pas précisé si les opérateurs des centres de données partenaires sont des sous-traitants ultérieurs. Le client choisit la région. Le contrat est rédigé en italien, version qui prévaut sur les traductions, sous droit italien, avec le tribunal de Bergame pour les clients professionnels.

Qui le contrôle

Aruba S.p.A., fondée en 1994, est une société par actions privée, non cotée. Le document public le plus récent que nous ayons trouvé, sa déclaration à la Consob du 16 novembre 2017, désigne Giorgio Cecconi comme bénéficiaire effectif ; le registre actuel des actionnaires n'a pas été consulté. Dans un article de Forbes Italia de 2019 publié dans la rubrique sponsorisée BrandVoice, où c'est donc en fait Aruba qui s'exprime, la société disait ne pas avoir cherché d'investisseurs extérieurs. Nous n'avons trouvé aucun investisseur extérieur ni aucun actionnaire non européen, ce qui est une absence de preuve, pas une preuve. Le chiffre d'affaires de la seule S.p.A. s'élevait à 349,5 millions d'euros en 2025, selon ReportAziende, qui republie les comptes déposés.

Le groupe comprend aussi Aruba PEC, l'autorité de certification Actalis et l'hébergeur tchèque FORPSI, qui vend la marque Aruba Cloud en Pologne et en Hongrie ; un client qui s'inscrit par ces sites contracte peut-être avec FORPSI plutôt qu'avec Aruba S.p.A., ce que nous n'avons pas pu confirmer.

Les centres de données d'Italie et de République tchèque appartiennent à Aruba. Paris, Francfort, Londres et Varsovie sont des installations partenaires dont les opérateurs ne sont pas nommés. La CMP tourne sur OpenStack, les serveurs classiques sur OpenStack ou VMware, et l'Application Platform est sous licence Virtuozzo, qui « peut à tout moment et sans motif interrompre la fourniture du Service ».

Partir

Les données sortent des VM gratuitement ; exporter 10 To directement depuis l'Object Storage en paiement à l'usage coûte 500 €. Les interfaces ouvertes aident : stockage objet compatible S3, Kubernetes conforme CNCF, MySQL 8.0 avec un lien de téléchargement des sauvegardes dans l'API, et VM OpenStack. L'enfermement tient au modèle de compte prépayé, aux images VMware et Hyper-V de la gamme classique, à l'Application Platform, aux licences SQL Server louées par vCPU et à l'API propre à la CMP : aucune API OpenStack n'est exposée aux clients, pour autant que la documentation le montre.

Les conditions de sortie sont bonnes sur le papier. Une clause Data Act donne le droit de migrer vers un autre fournisseur avec un préavis de 30 jours, pendant lequel l'accès est maintenu ; Aruba supprime les données 30 jours après la fin du préavis, et « s'engage à ne pas empêcher, limiter ou rendre plus coûteuse pour le Client l'utilisation de services équivalents fournis par des fournisseurs tiers ». Le crédit prépayé non utilisé est remboursé à la résiliation. Les modifications défavorables arrivent avec un préavis de 30 jours et un droit de rétractation. Un transfert qu'Aruba effectue pour vous est « soumis à un devis spécifique ».

Ce que disent les utilisateurs

Les témoignages de développeurs sont presque inexistants en anglais. Depuis octobre 2023, Hacker News compte un seul commentaire de fond sur Aruba Cloud (41355379, août 2024 : « rapport qualité/prix pire que Hetzener je pense »), les fils Reddit sont pour la plupart plus anciens et portent sur l'ancien VPS à 1 €, et la CMP, lancée entre 2023 et 2025, n'a encore presque aucune présence publique.

Un seul thème atteint deux témoignages, et uniquement sur un site d'avis : la structure des comptes. Des avis sur Trustpilot décrivent « 3 inscriptions différentes » (février 2024) et se plaignent de la console (février et décembre 2025). Les documents d'Aruba confirment la structure, un compte Aruba plus un compte Cloud avec un mot de passe valable six mois et un panneau distinct pour les services classiques ; les plaintes sur la lenteur et la conception de la console, nous n'avons pas pu les confirmer. Attendez-vous à trouver les réponses dans la base de connaissances et auprès du support, pas sur des forums.

À qui il convient, et qui devrait chercher ailleurs

Aruba Cloud convient aux entreprises et organismes publics italiens qui veulent leurs données dans des centres de données italiens en propre, certifiés Rated-4, avec des qualifications ACN pour les produits qu'ils achètent ; aux charges de travail centrées sur les VM ou sur Kubernetes qui envoient beaucoup de trafic vers l'extérieur ; aux applications construites sur MySQL ou SQL Server ; et aux petits projets sur un Cloud VPS pour quelques euros par mois.

Cherchez ailleurs si vous avez besoin de PostgreSQL managé, d'une instance de secours pour la base de données, d'un load balancer devant les VM de la CMP, ou de services managés au-delà des VM, de Kubernetes et de MySQL ; s'il vous faut une deuxième région ou des services managés en Allemagne ; ou s'il vous faut une page de statut publique, un SLA par service et des délais de support contractuels.

Sources

Vérifiées les 15 et 16 octobre 2026.

Tarifs

Conditions et SLA

Documentation

Statut et incidents

Conformité

Entreprise et actionnariat

Témoignages d'utilisateurs

Données et cloud

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